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Les fils de Jéhovah, la seule religion qui vient de Dieu – Complet

‘Les fils de Jéhovah, la seule Alliance qui vient de Dieu’ aurait dû être le vrai titre de cet article mais peu de personnes l’auraient compris puisque les croyants vivent leur foi à travers leur religion, sans s’apercevoir qu’ils devraient la vivre à travers l’Alliance avec Dieu. C’est pourquoi cet article est fondateur pour discerner la volonté Divine de Jéhovah, le Dieu Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, et d’apprendre à le connaître avec amour, joie, paix et profond respect.
Il est primordial de lire avec attention cet article, avec tous les versets dans leur contexte si vous voulez comprendre la véritable histoire originelle de la religion des fils de Jéhovah* (* voir la note finale de l’article).


Avertissement


Cet article n’a pas pour but de fonder une nouvelle religion, ni de vous inviter à rejoindre une organisation religieuse d’origine humaine. L’auteur de cet article n’est qu’un homme imparfait, un adorateur de Jéhovah qui ne revendique aucun titre, aucun grade, ni aucune autorité sur votre foi ou votre vie.
L’objectif unique de cette étude est de vous encourager à revenir à l’enseignement direct des Saintes Écritures et à l’histoire vécue, pour bâtir avec certitude votre foi. Vérifiez tout par vous-même, dans les faits réels et dans votre Bible, à la manière des Béréens en Actes 17.10-12.
Devenez des acteurs de votre vie et non des spectateurs faciles à berner par de beaux discours vides et des vidéos attrayantes qui brillent comme l’ange de lumière (2Co 11.14 ; 2Th 2.9 ; 1Tm 6.20 ; 2Tm 2.16-18). Sinon vous passerez à côté de l’enseignement salutaire menant à Jéhovah et au Christ, par la puissance de l’Esprit Saint.
Tout bien considéré, la Divine vérité sur la manifestation de l’amour de Jéhovah pour sa Création terrestre vaut bien quelques heures d’efforts de votre part, et bien plus si vous devenez zélés et enflammés de l’esprit pour Dieu et par amour pour votre prochain (Pr 2.1-11 ; Jr 20.9 ; Ez 3.14 ; Am 3.8 ; Mi 3.8 ; Mt 22.36-40 ; Ac 4.19-20).


Le sens du mot religion


Le mot religion vient du latin religio, dont l’origine exacte est débattue depuis l’Antiquité. Soit religare, relier, défendue par Lucius Lactance, soit relegere, observer scrupuleusement ce qui touche au Divin, défendue par Marcus Cicéron. Dans les deux cas, le sens premier n’est pas celui d’une organisation fondée par des hommes, mais, notez bien, celui d’un lien ou d’une observance envers Dieu.
Afin d’éviter toute confusion, il est essentiel de préciser que cet article emploie le terme ‘religion’ dans son acception biblique et étymologique d’origine, un lien direct établi par le Créateur, et non dans son sens moderne d’organisation humaine structurée, ce qui est un piège du Diable …
Ce n’est qu’un usage ultérieur qui a fait glisser ce mot vers le sens d’organisation religieuse structurée par des hommes imparfaits. Ainsi, lorsque Jéhovah rachète un peuple pour lui, le nomme ‘mon fils’ en Exode 4.22, et lui donne une Loi pour l’attacher à lui seul, il institue bien une religion au sens premier du terme, un lien avec le Divin.
La différence avec toutes les religions nées des hommes n’est donc pas dans le mot lui-même, mais dans son origine ! Dieu a le droit de former un peuple Saint qui lui appartient et de fixer les termes de ce lien, en l’appelant ‘fils de Jéhovah’, comme le mentionne expressément Deutéronome 14.1-2. L’homme imparfait n’a pas ce droit, et toute religion qu’il fonde de sa propre initiative devient une forme d’idolâtrie, de mensonge et d’esprit de division, comme l’enseigne Isaïe 44.9-20 et 1 Corinthiens 1.10-13 (Dt 12.30-32 ; Ps 115.2-8 ; Jr 10.2-16 ; 1Co 3.3). Car la vraie connaissance vient de Dieu, par l’Esprit Saint, et la Bible nous aide à le comprendre. Aucune organisation humaine ne peut prétendre détenir la vraie connaissance, même si Jéhovah a utilisé un peuple structuré depuis Moïse pour se faire connaître, ce qui est naturel puisqu’il veut aussi être adoré par des humains …
Le point à retenir est très clair et primordial. TOUTES les religions qui ont été créées par les humains imparfaits sont vouées à l’échec car elles s’opposent à la seule vraie religion que Jéhovah Dieu a lui-même mise en place en choisissant son peuple …
C’est ce que confirme la dernière grande prophétie biblique précédant Armaguédon lorsque Jéhovah parle de ‘Babylone la Grande’, l’empire mondial de la fausse religion, en disant : ‘sortez d’elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne voulez pas subir avec elle les fléaux qui vont la frapper’ (Rv 18.4 ; voir aussi Is 48.1-20 ; 52.1-11 ; Jr 50.4-8).


Religion ou alliance ?


Le mot ‘religion’ est utilisé ici par pédagogie pour répondre au langage moderne. Dans le texte original hébraïque et grec, Dieu ne fonde pas une organisation au sens des structures humaines, mais une Alliance (‘berit’ en hébreu, ‘diathēkē’ en grec). Qu’il s’agisse de l’Alliance conclue au Sinaï avec la nation d’Israël ou de la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Jésus et annoncée par les prophètes, une alliance biblique est un engagement solennel, vivant et direct entre le Créateur et ses enfants, ce que les humains cherchent vainement à remplacer par des religions institutionnelles (Ex 19.5-6 ; 24.7-8 ; Dt 5.2-3 ; Jr 31.31 ; Lc 22.20).
Redonner à la religion son sens d’origine (religare / être relié à Dieu), c’est comprendre que la seule religion légitime selon les Saintes Écritures est cette Alliance directe avec le Père céleste, sans intermédiaire organisationnel humain.
Certains objecteront que cet article parle abondamment de l’Ancienne Alliance, conclue avec Israël, alors que les chrétiens vivent aujourd’hui sous la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Jésus. Mais Jésus lui-même a clairement écarté toute idée de contradiction entre les deux en disant : ‘Ne pensez pas que je sois venu pour détruire la Loi ou les Prophètes. Je ne suis pas venu pour détruire, mais pour accomplir’ (Mt 5.17). L’Ancienne et la Nouvelle Alliance ne s’opposent donc jamais. La seconde accomplit et prolonge la première sans jamais la contredire, exactement comme Paul l’affirme en écrivant que ‘toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner’, sans distinguer les deux parties du canon biblique (2Tm 3.16-17). Cette continuité s’explique par la nature même de Jéhovah, qui ne varie jamais. ‘Car je suis Jéhovah, je ne change pas’, et il est le Père ‘chez qui il n’y a pas de variation de la rotation de l’ombre’ (Mal 3.6 ; Jc 1.17 note). Un Dieu qui ne change pas ne peut pas se contredire d’une Alliance à l’autre. Ce que l’Ancienne Alliance annonçait et préparait, la Nouvelle l’accomplit et le confirme, dans une continuité parfaite qui traverse toutes les Saintes Écritures.


A – Fondement historique et concept biblique


1 – La naissance du peuple de Dieu


Tout commence officiellement en Exode 4.22, lorsque Jéhovah ordonne à Moïse de déclarer au Pharaon : ‘Voici ce que dit Jéhovah : « Israël est mon fils, mon premier-né. »‘ Ce titre n’est pas attribué après coup, c’est l’acte fondateur de la nation par lequel Dieu définit l’identité même de son peuple avant même la sortie d’Égypte et la traversée de la mer Rouge. Plus tard, au terme du périple dans le désert, Moïse confirme et rappelle ce statut fondateur à la nation entière, hommes, femmes et enfants, sans aucune élite, en disant que ‘vous êtes des fils de Jéhovah votre Dieu’ (Dt 14.1). Ce n’est donc pas un ajout tardif ni une nuance réservée à un groupe restreint. Le titre de ‘fils’ appartient à toute la collectivité, dès l’origine de son histoire nationale.
Ce choix ne sort pas de nulle part. Bien avant de rassembler une nation entière, Jéhovah avait déjà montré, tout au long de l’histoire, qu’il regarde au cœur pour discerner qui sera véritablement son fils, son adorateur, son témoin fidèle, comme il est écrit en 1 Samuel 16.7 : ‘un homme voit ce qui est visible, mais Jéhovah, lui, voit ce qu’il y a dans le cœur’.
C’est ce discernement qui l’a conduit à approuver Abel plutôt que Caïn à cause de sa foi, puis à faire alliance avec Abraham (Abram) et à le nommer son ami (Gn 12.1-3 ; Is 41.8 ; Hb 11.4 ; Jc 2.23). Jéhovah a ensuite confirmé cette promesse à Isaac, puis à Jacob, rebaptisé Israël après avoir lutté avec Dieu (Gn 17.19, 21 ; 32.28). Plus tard, David fut choisi, ‘un homme selon son cœur’, alors même que ses frères l’auraient écarté à cause de son jeune âge (1S 13.14 note).
Ainsi, bien que le cadre national des ‘fils de Jéhovah’ ne soit proclamé qu’en Exode 4.22, l’histoire biblique montre que Dieu préparait progressivement cette unique vraie religion Divine à travers la foi de ces hommes fidèles.
Ce pilier de la vraie foi est fondamental à intégrer pour ne pas être trompé par le Diable et ce système de choses bâti sur ‘Babylone la Grande’, la grande prostituée, l’empire mondial des fausses religions humaines (Rv 14.8 ; 16.19 ; 17.1-6, 15-18 ; 18.1-24 ; 19.1-3) …


2 – Le premier fils de Dieu et l’échec en Éden


Remontons à l’origine. Dans la généalogie de Jésus, Luc 3.38 termine ainsi : ‘fils d’Énosh, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.’ Ainsi, Adam lui-même portait le titre de fils de Dieu, de par sa création. C’était un humain parfait avant son péché, pas un ange.
Tant qu’Adam et la femme obéissaient à la voix de leur Père céleste, tout était parfait ; la vie, la paix, l’abondance et une communion directe avec Dieu, sans souffrance ni mort (Gn 1.28-31 ; 2.15-17). Mais en Éden, ils ont préféré écouter une autre voix que celle de Jéhovah et ont désobéi, choisissant ainsi de décider par eux-mêmes du bien et du mal plutôt que de laisser Dieu régner sur eux (Gn 3.1-6, 17). C’est l’échec de leur libre arbitre, et du premier test de fidélité, qui entraîne la perte du statut de fils tel qu’il avait été donné à l’origine.
En rejetant la royauté de Jéhovah, Adam et la femme, plus tard appelée Ève, se sont placés, ainsi que toute leur descendance, sous la domination de celui que Jésus lui-même appellera ‘le chef de ce monde’, Satan le Diable (Jn 12.31 ; 14.30). Ce choix originel explique à lui seul de manière magistrale pourquoi rien de ce que l’homme a tenté de bâtir, sans Dieu, à commencer par ses propres religions et ses désirs égoïstes, n’a jamais pu fonctionner harmonieusement avec justice (Gn 11.1-9 ; 1R 12).
En fait, le même schéma se répète depuis Éden, celui d’un homme qui veut vivre pour lui-même plutôt que selon la volonté du Créateur, et qui échoue invariablement. Cet échec initial rend nécessaire tout le déroulement du dessein Divin qui suit ‘afin que Dieu soit tout pour tous’ (1Co 15.28).


3 – Noé et le salut


Noé n’est jamais appelé directement ‘fils de Dieu’ dans le texte biblique. L’expression employée en Genèse 6.2, 4 désigne des créatures spirituelles, comme le confirment Job 1.6, 2.1 et 38.7.
L’histoire de Noé n’en préfigure pas moins exactement le principe de la préservation du peuple de Dieu, puisque la foi qui l’anime l’inscrit déjà dans cette même logique filiale. Hébreux 11.7 précise qu’il devint par la foi ‘héritier de la justice qui résulte de la foi’, rejoignant ainsi Galates 4.7 selon lequel ‘si tu es fils, tu es donc aussi héritier grâce à Dieu’. Jésus lui-même compare son époque à celle de Noé en Matthieu 24.37-39, tandis que 1 Pierre 3.20-21 présente le déluge comme une figure du salut, et que 2 Pierre 2.5, 9 rappelle que ‘Jéhovah sait délivrer de l’épreuve les hommes qui lui sont attachés’.
Même si l’histoire de Noé se déroule avant la constitution officielle de la nation d’Israël, faute de peuple suffisant, elle constitue déjà une preuve éclatante que seul Dieu conduit son projet et intervient directement par sa puissance. Jéhovah n’a pas seulement ordonné la construction de l’arche, mais il a fait venir les animaux vers Noé, une action miraculeuse qu’aucun être humain n’aurait pu accomplir (Gn 7.8-9, 15). Et un autre miracle, c’est Jéhovah lui-même qui a fermé la porte derrière Noé (Gn 7.16). Également, lors de la traversée de la mer Rouge avec Moïse, le salut ne repose jamais sur une prouesse humaine, mais sur des actes Divins incontestables, impossibles pour des religions humaines autoproclamées. Il en sera de même lors de la rénovation du culte pur, juste avant Armaguédon.


4 – Abraham, Isaac et Jacob


Bien qu’aucun patriarche ne soit explicitement appelé ‘fils de Dieu’ dans le récit de la Genèse, leur parcours constitue la préparation directe de la déclaration d’Exode 4.22. Jéhovah pose avec eux les bases légales et spirituelles de ce que sera plus tard la nation des fils de Dieu.
Abraham et la promesse de la descendance
En Genèse 12.1-3, 15.5 et 17.7, Jéhovah ne qualifie pas encore Abraham de ‘fils’, mais conclut une alliance avec lui et promet de devenir le Dieu de sa descendance (semence). Son statut exceptionnel est souligné plus tard lorsqu’il est appelé mon ‘ami’ et reconnu par ses contemporains comme un ‘chef établi par Dieu’ (Gn 23.6 ; Is 41.8 ; Jc 2.23).
Isaac, la préfiguration du fils unique
En Genèse 22, l’épreuve du sacrifice d’Isaac, le ‘fils unique’ de la promesse faite à Abraham, pose le modèle prophétique de l’amour d’un père prêt à donner ce qu’il a de plus cher (Gn 21.12). Cela annonce directement le sacrifice futur du Fils unique engendré de Dieu, le Christ (Gn 22.2 ; Jn 3.16).
Jacob devient Israël
En Genèse 32.28, après avoir lutté avec l’ange, Jacob reçoit le nom d’Israël, ‘Celui qui lutte avec Dieu’. Ce nom individuel deviendra, en Exode 4.22, le nom collectif de la nation entière lorsque Jéhovah dira au Pharaon, par Moïse : ‘Israël est mon fils, mon premier-né.’
Ainsi, bien que la formule explicite ‘fils de Jéhovah’ ne soit pas encore employée à leur sujet, les patriarches incarnent la foi et l’alliance qui préparent la naissance du peuple de Dieu.


5 – Les juges, les Rois et la monarchie de Juda


La période des juges
Après la mort de Josué, durant toute la période des juges, Jéhovah continue de choisir lui-même celui ou celle qui conduit son peuple, sans jamais établir de lignée humaine chargée de ce rôle. À chaque crise, il suscite un juge providentiel, Otniel, Déborah, Barak, Jephté, Gédéon ou Samson, pour délivrer Israël, puis laisse cette responsabilité s’éteindre avec la personne (Jg 2.16-19). Le sanctuaire et le sacerdoce, eux, demeurent fixes et transmis de génération en génération dans la ligne d’Aaron, preuve que Jéhovah n’exclut pas toute continuité voulue par lui (Ex 28 et 29 ; Nb 18). Ce qui n’existe pas, c’est une succession humaine chargée de conduire le peuple à sa place. Cette absence n’est pas un abandon, elle correspond déjà au modèle retrouvé plus tard avec les fils de Jéhovah dispersés. Dieu agit lui-même, au moment voulu, par qui il choisit, sans jamais transmettre à un homme ou un collège, le rôle Divin qui lui revient.
La demande d’un Roi
C’est précisément ce mode de gouvernement direct que le peuple désobéissant finit par rejeter, à la fin de la période des juges. Lorsque les anciens d’Israël viennent trouver Samuel, devenu vieux, et lui disent : ‘établis un roi pour nous juger, comme cela se fait dans toutes les autres nations’ (1S 8.5). Jéhovah révèle alors à Samuel la vraie portée de cette demande, ‘fais tout ce que le peuple te dit ; car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté comme roi‘ (1S 8.7). Chercher à se doter d’une institution humaine centralisée, à l’image des nations environnantes, plutôt que de rester directement sous l’autorité de Jéhovah, marque le début d’un long engrenage. Ce même réflexe a toujours produit des religions institutionnalisées coupées de la volonté Divine, bien avant l’émergence du catholicisme, de l’orthodoxie ou du protestantisme, et bien avant les mouvements modernes comme les Témoins de Jéhovah façonnés par Charles Russell et Joseph Rutherford.
La monarchie de Juda et sa continuité imparfaite
Une fois la monarchie établie, Jéhovah ne se retire pas pour autant. Il continue d’encadrer son peuple par le temple, le sacerdoce lévitique et la Loi, une structure ininterrompue depuis Salomon jusqu’à l’exil, transmise ensuite aux synagogues qui organisent l’enseignement biblique local durant et après la captivité à Babylone (2Ch 5.1 ; Ne 8.1-8). Malheureusement, cette continuité institutionnelle n’a jamais garanti à elle seule la fidélité. La plupart des Rois de Juda corrompent ce cadre par l’idolâtrie, et même ceux qui font ce qui est droit aux yeux de Jéhovah, comme Asa, Josaphat ou Ozias, laissent souvent subsister les hauts lieux ou finissent par faillir. Seuls Ézéchias et Josias se distinguent par une fidélité plus complète. Cette instabilité prouve que même une structure humaine tolérée par Jéhovah, mais voulue par les hommes et non par Dieu, ne suffit jamais à produire la vraie adoration (2R 21.1-9).


6 – Confirmation dans l’Ancien Testament


Ce que la déclaration d’Exode 4.22 et Deutéronome 14.1 pose comme fondement, le reste des Écritures hébraïques le répète et l’élargit constamment. Ainsi, Osée 1.10 emploie l’expression ‘fils du Dieu vivant’, reprise plus tard par Paul en Romains 9.26. De plus, Osée 11.1 rappelle cet acte fondateur en déclarant : ‘Quand Israël était un garçon, je l’ai aimé, et j’ai appelé mon fils pour qu’il sorte d’Égypte.’
Cette filiation s’étend à l’ensemble du peuple. En Isaïe 43.6-7, Jéhovah dit : ‘fais venir mes fils de loin et mes filles des extrémités de la terre, tous ceux qui portent mon nom et que j’ai créés pour ma gloire, ceux que j’ai formés et faits’, la formule englobant explicitement les deux genres dans le texte hébreu. Puis, en Isaïe 63.8, Jéhovah parle de son ‘peuple, des fils qui ne seront pas infidèles’.
De même, Jérémie 3.19 anticipe cette relation restaurée : ‘je t’ai donné le rang de fils et … je pensais aussi que tu m’appellerais : « Mon Père ! »‘. Enfin, Romains 9.4 rappelle que les Israélites ‘ont reçu l’adoption comme fils, la gloire, les alliances, la Loi, le service sacré et les promesses’.


7 – La rançon, la voie légale du retour à la filiation


Le verset charnière de Galates 4.4-5 dit que ‘lorsque le temps prévu a été écoulé, Dieu a envoyé son Fils, qui est né d’une femme et se trouvait soumis à la loi, pour libérer par rachat ceux qui étaient sous la loi, afin que nous puissions être adoptés comme fils’. La rançon est la cause juridique directe de l’accès au titre de fils et à la vie éternelle perdue par Adam.
Dans cette même perspective, Matthieu 20.28 rappelle que ‘le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon en échange d’un grand nombre de personnes’. Jean 3.16 montre alors Dieu donnant ‘son Fils unique, afin que tous ceux qui exercent la foi en lui ne soient pas détruits mais aient la vie éternelle’. De plus, Éphésiens 1.5-7 rappelle notre adoption ‘comme ses propres fils’ par ‘la libération par rançon’ du Christ.
Pour bien mesurer la portée légale de cet acte, Romains 5.12, 18-19 pose l’antithèse entre Adam et le Christ. Par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup sont devenus pécheurs ; de même, par l’obéissance d’un seul, beaucoup deviendront justes. Enfin, 1 Corinthiens 15.22 résume l’ensemble : ‘de même qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront ramenés à la vie’.


8 – Confirmation dans les Écritures Grecques


Le concept de filiation est confirmé par les apôtres et atteint son plein épanouissement. Ainsi, dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5.9 déclare : ‘Heureux ceux qui favorisent la paix, puisqu’ils seront appelés fils de Dieu.’ De même, Jean 1.12-13 précise que Jésus ‘a donné à tous ceux qui l’ont accueilli le droit de devenir enfants de Dieu, parce qu’ils exerçaient la foi dans son nom’, tandis que Jean 11.52 rappelle que Jésus meurt pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
Cette vérité est réaffirmée à travers l’enseignement apostolique. En Actes 17.28, Paul rappelle même devant les Athéniens que ‘nous sommes aussi ses enfants’. Puis, en Romains 8.14-17, il explique que l’esprit d’adoption donne la certitude d’être enfants de Dieu et cohéritiers de Christ, pour les oints, tandis que Romains 8.19-23 ajoute que la création attend la révélation des fils de Dieu et la liberté glorieuse des enfants de Dieu. En 2 Corinthiens 6.18, Jéhovah réaffirme la promesse : ‘Et je deviendrai pour vous un père, et vous deviendrez pour moi des fils et des filles, dit Jéhovah, le Tout-Puissant’ (Is 43.6).
Enfin, cette filiation abolit les divisions humaines et exige une conduite exemplaire. Galates 3.26-29 affirme : ‘En fait, par le moyen de votre foi en Christ Jésus, vous êtes tous fils de Dieu. … Il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme … vous êtes vraiment la descendance d’Abraham, héritiers par rapport à une promesse’. C’est pourquoi, en Philippiens 2.15, les chrétiens sont appelés à être ‘irréprochables et innocents, des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération tortueuse et pervertie’. Pour finir, 1 Jean 3.1-2, 10 le résume magnifiquement : ‘Voyez quel genre d’amour le Père nous a donné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et c’est ce que nous sommes. … Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu’.


B – Identité des fils de lumière jusqu’à la victoire finale


1 – Fils de lumière. La continuité des fils de Jéhovah


Les ‘fils de lumière’ sont attestés par Jésus-Christ qui se présente comme la lumière du monde qu’il faut suivre pour avoir la connaissance et la vérité (Jn 8.12). Dans la parabole de l’intendant injuste, Jésus donne un exemple sur les ‘fils de ce monde’ par rapport aux ‘fils de la lumière’ (Lc 16.8). Il explique aussi que ‘pendant que vous avez la lumière, exercez la foi en la lumière, pour que vous deveniez des fils de lumière’ (Jn 12.36).
Paul reprend l’expression dans deux lettres différentes. En 1 Thessaloniciens 5.5, il affirme que ‘vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour’. Puis, en Éphésiens 5.8, il rappelle qu’autrefois, ‘en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière en ce qui concerne le Seigneur. Continuez à vous conduire en enfants de lumière’.
Actes 26.18 décrit la mission de Paul comme consistant à faire passer les gens ‘des ténèbres à la lumière’, c’est-à-dire de l’ignorance à la connaissance exacte de Dieu. Et Pierre rappelle que Dieu vous a appelés ‘des ténèbres à sa prodigieuse lumière’ (1P 2.9).
Ainsi, associer la lumière à Jéhovah, puis à la vraie connaissance de Dieu, constitue une logique parfaitement cohérente dans le texte biblique. Car bien sûr, c’est Jéhovah qui est la lumière originelle, puisqu’auprès de Dieu ‘est la source de la vie ; par ta lumière, nous voyons la lumière’ (Ps 36.9). ‘Dieu est lumière, et il n’y a pas du tout de ténèbres en lui’ (1J 1.5). ‘Jéhovah est ma lumière et mon salut’ (Ps 27.1).
Lorsque Jésus est qualifié de lumière, cela ne le confond nullement avec Jéhovah. Au contraire, le texte montre qu’il en est le reflet parfait et le serviteur fidèle. Colossiens 1.15 le nomme ‘l’image du Dieu invisible’, et Jean 8.28-29 rapporte que Jésus ne fait rien de sa propre initiative, mais parle et agit toujours selon ce que le Père lui a enseigné. Autrement dit, Jésus porte la lumière parce qu’il transmet fidèlement ce qui vient de Jéhovah, ce qui confirme que ‘fils de lumière’ renvoie en dernier ressort à Jéhovah lui-même comme Source suprême.
Par opposition, plusieurs versets délimitent nettement ce que le fils de lumière n’est pas. Ainsi, dans la parabole de la mauvaise herbe rapportée en Matthieu 13.38, Jésus oppose directement les ‘fils du Royaume’ aux ‘fils du Méchant’. Éphésiens 2.2-3 qualifie de son côté ces opposants de ‘fils de la désobéissance’ et d’individus ‘par nature des enfants de la colère’.
Cette attitude envers la vérité est explicitée en Jean 3.19-20, qui ajoute que ‘les hommes ont aimé les ténèbres plutôt que la lumière, car leurs actions étaient mauvaises. Car celui qui pratique des choses détestables a de la haine pour la lumière et ne vient pas à la lumière, afin que ses actions ne soient pas dénoncées’.
Enfin, 2 Corinthiens 6.14-15 pousse cette séparation absolue jusqu’à son terme en interrogeant : ‘quels rapports la justice entretient-elle avec le mépris de la loi ? Ou qu’est-ce que la lumière partage avec les ténèbres ? Ou bien quelle harmonie peut-il y avoir entre Christ et Bélial ?’ Cette architecture biblique, fils du royaume contre fils du méchant, fils de lumière contre fils des ténèbres, permet de définir positivement la vraie religion venant de Dieu, et négativement tout ce qui n’en provient pas.


2 – Vaincre le monde par la foi vivante


Le statut de fils n’est pas une simple étiquette passive, c’est une position de combat qui exige une foi active. Cette victoire repose sur une dynamique spirituelle continue, où l’épreuve forge d’abord la fidélité de l’adorateur.
Jacques rappelle ainsi que l’approbation Divine s’obtient par la persévérance. ‘Heureux l’homme qui continue d’endurer l’épreuve, parce qu’après cela il sera un homme approuvé et recevra la couronne de vie …’ (Jc 1.12). C’est précisément cette foi vivante qui permet de résister à la pression de ce système corrompu, comme le confirme 1 Jean 5.4-5 en déclarant que ‘toute personne qui est née de Dieu remporte la victoire sur le monde. Et voici ce qui nous a permis de vaincre le monde : notre foi.’
Cette capacité de vaincre ne provient d’aucune force humaine ni d’aucun mérite personnel, mais repose entièrement sur le moyen légal prévu par le Créateur, le sacrifice suprême du Christ. Révélation 12.11 l’affirme sans ambiguïté : ‘Et ils l’ont vaincu grâce au sang de l’Agneau […] et ils n’ont pas aimé leurs âmes, même face à la mort.’
C’est pourquoi l’aboutissement de cette foi éprouvée ouvre droit à la récompense suprême. Révélation 2.10 promet ‘la couronne de vie’ à ceux qui se montrent fidèles jusqu’à la mort. Chacune des sept lettres de la Révélation aux Assemblées réserve l’héritage promis uniquement ‘au vainqueur’ (Rv 2.7, 11, 17, 26 ; 3.5, 12, 21). Une fidélité maintenue jusqu’au terme de l’épreuve garantit ainsi le salut absolu : ‘Celui qui aura enduré jusqu’à la fin sera sauvé’ (Mt 24.13). Tandis que ce monde et ses désirs s’effondrent, ‘celui qui fait la volonté de Dieu vivra pour toujours’ (1J 2.17).


3 – La jonction des fidèles en un seul troupeau


Ce statut de vainqueur, et donc de fils, ne se limite pas à un groupe restreint. Jésus lui-même le déclare en Jean 10.16 : ‘Et j’ai d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les fasse entrer, et elles écouteront ma voix : elles deviendront un seul troupeau, et il y aura un seul berger’.
À terme, les deux groupes, céleste et terrestre, ne forment qu’un seul troupeau devant Dieu. Puisque Adam, un être humain terrestre, portait déjà le titre de fils de Dieu, il n’y a aucune raison de réserver définitivement ce titre à une seule catégorie céleste car le dessein initial de Dieu en Éden prévoyait que la famille humaine vive éternellement sur la Terre (Gn 1.28 ; 9.1). Tous les serviteurs fidèles du monde entier, qu’ils soient appelés à une destinée céleste ou terrestre, sont pleinement concernés par la même promesse de filiation Divine restaurée.


4 – Armaguédon, l’épreuve finale


Révélation 16.14, 16 annonce le rassemblement pour ‘la guerre du grand jour du Dieu le Tout-Puissant’ à Armaguédon. Matthieu 24.21-22 parle de la ‘grande tribulation’ qui sera écourtée en raison des élus, et 2 Pierre 3.10-13 décrit la disparition de ce système corrompu au profit d’une attente active d’un ‘nouveau ciel et une nouvelle terre’.
Ceux qui survivront à Armaguédon seront précisément ceux qui auront vaincu ce système de choses en adorant Jéhovah plutôt que le monde et en comprenant les Saints Secrets et l’enseignement spirituel. Ils formeront ainsi la classe des vainqueurs, au même titre que ceux qui, avant eux, sont restés fidèles jusqu’à la mort.


5 – La déclaration finale de Révélation 21.7


Au sommet de ce livre prophétique, lors de l’instauration de la création nouvelle après Armaguédon, Jéhovah fait cette promesse solennelle en Révélation 21.7 : ‘Le vainqueur héritera de cela, et je serai son Dieu et il sera mon fils.’ C’est le seul endroit de toute la Révélation où ce titre filial est décerné de manière aussi explicite au fidèle victorieux.
Entre la chute d’Adam et la venue de Christ, ce titre de fils n’a d’ailleurs jamais totalement disparu.
Bien avant l’institution de la Loi mosaïque, cette anticipation du sacrifice rédempteur de Christ était déjà à l’œuvre. Abel offrit à Jéhovah les premiers-nés de son troupeau, preuve qu’il avait saisi ce qui avait été perdu en Éden et ce qu’il fallait pour s’en approcher de nouveau (Gn 4.4 ; Hé 11.4). Noé bâtit un autel et offrit des holocaustes dès sa sortie de l’arche (Gn 8.20). Et Abraham comme les autres patriarches perpétuèrent cette pratique jusqu’à ce que la Loi donnée par Moïse vienne codifier et généraliser ces sacrifices d’animaux offerts pour les péchés, qui préfiguraient le sacrifice à venir de Jésus. C’est par anticipation de cette rançon future que Jéhovah pouvait déjà appeler Israël son fils, et reconnaître comme siens ceux qui lui restaient fidèles (Ex 4.22).
Dieu a présenté Jésus-Christ ‘comme offrande de réconciliation, réconciliation rendue possible grâce à la foi en son sang. C’était pour manifester sa propre justice, parce que Dieu dans son indulgence pardonnait les péchés qui s’étaient produits dans le passé’ (Rm 3.25).
Ce verset de la Révélation à Jean referme donc magistralement le cercle ouvert en Éden par la chute d’Adam, entretenu par anticipation tout au long de l’Ancienne Alliance, puis pleinement et définitivement scellé par la rançon du Christ. Le titre de fils, perdu à l’origine puis déjà accordé par avance tout au long de l’histoire biblique, est enfin restitué sans réserve à ceux qui ont vaincu le monde de Satan.
Avant d’aborder la suite de cette étude, il importe de souligner que pour parvenir à cette restitution finale de Révélation 21.7, une étape intermédiaire et cruciale doit cependant avoir lieu sur terre, le rassemblement et la purification ultime des fidèles.
Comme nous le verrons dans les sections suivantes, il faut d’abord identifier ce qui a longtemps entravé ce rassemblement, à savoir, l’apostasie et les fausses religions de ‘Babylone la Grande’ prédites par la Bible elle-même.
Puis découvrir comment Dieu rétablit son peuple durant la grande tribulation, sans aucune domination ni hiérarchie humaine abusive (Rv 11.3-14).
Enfin, comprendre comment ce peuple est purifié par le ministère des deux Témoins de Révélation 11, juste avant la sonnerie de la septième trompette qui déclenche Armaguédon.


C – De l’apostasie du premier siècle aux fausses religions


1 – L’apostasie du premier siècle


Cette période de ténèbres spirituelles qui a suivi la mort des apôtres n’est pas une simple lecture rétrospective de l’histoire. Paul l’a déclaré sans détour aux anciens d’Éphèse : ’Je sais qu’après mon départ des loups tyranniques entreront chez vous et ne traiteront pas le troupeau avec tendresse, et que, du milieu même de vous, des hommes se lèveront et répandront des enseignements trompeurs pour entraîner les disciples à leur suite’ (Ac 20.29-30). Il confirme cette annonce en 2 Thessaloniciens 2.3-4, en précisant que le jour du Seigneur ne viendra ’que si l’apostasie arrive d’abord et que l’homme opposé à la loi se révèle, le fils de la destruction’. Pierre avertit à son tour qu’il ’y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, et de même il y aura parmi vous de faux enseignants. Ceux-ci introduiront secrètement des courants dissidents destructeurs’ (2P 2.1). Jean précise d’ailleurs que cette corruption avait déjà commencé de leur vivant, avec des antichrists qui ’sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres’ (1J 2.18-19).
Il faut dire avec la plus grande clarté que ces avertissements décrivent un événement précis et daté, pas un processus continu qui se prolongerait à travers les siècles. L’apostasie, au sens biblique du terme, suppose d’avoir réellement appartenu à la vraie organisation de Dieu pour ensuite s’en détourner. Elle a frappé, du milieu même des vrais fils de Jéhovah du premier siècle, des frères et sœurs authentiques qui ont trahi l’alliance qu’ils avaient reçue et ont entraîné les disciples à leur suite. C’est cette défection précise, accomplie par des fidèles qui possédaient auparavant un lien réel avec Dieu, que Paul, Pierre et Jean annoncent et constatent de leur vivant (2P 2.20-22).
Ce qui a suivi n’est déjà plus, à proprement parler, de l’apostasie. Dès la dispersion des vrais chrétiens et tout au long du Moyen Âge, la Parole de Dieu est restée confisquée par des religions institutionnelles productrices de dogmes qui ont entraînées une autorité doctrinale centralisée et des abus de pouvoir en tout genre. La Bible a été cachée au peuple, enfermée dans des textes en grec et en latin que le commun des fidèles ne pouvait pas comprendre pour vérifier les dogmes fallacieux de leurs chefs religieux. Mais aucune de ces religions nées après la rupture originelle du premier siècle n’a jamais possédé de lien authentique avec Jéhovah qu’elle aurait ensuite trahi. Elles sont nées fausses dès leur origine, bâties par des hommes en dehors du canal de Dieu. Ce sont des contrefaçons, pas des trahisons. Répétons-le, on ne peut pas apostasier d’une religion à laquelle on n’a jamais réellement appartenu aux yeux de Dieu.


2 – Le fil ininterrompu du reste fidèle à travers les siècles


Malgré cette obscurité institutionnelle et ses persécutions, Dieu n’est jamais resté sans témoins. Des groupes chrétiens zélés ont vu le jour bien avant notre époque pour chercher la vérité biblique, comme les lollards, les collégiants ou certains anabaptistes, par exemple. Il ne s’agit pas d’affirmer que chacun de ces groupes, pris comme un tout, constituait le reste fidèle. Beaucoup de leurs membres restaient influencés par les traductions limitées de leur époque, par l’absence d’accès aux textes originaux et par les tromperies religieuses héritées du Moyen Âge, et certains sombraient eux-mêmes dans l’erreur. Mais tant que ces noyaux de croyants demeuraient de simples cercles de recherche sincère, prêts à souffrir pour défendre la Bible plutôt que de se transformer à leur tour en institutions et en organisations religieuses reconnues par les hommes, ils pouvaient abriter en leur sein des membres authentiques de l’esclave fidèle et avisé, des individus reconnus par Dieu seul, et non le groupe entier en tant que structure (Mt 24.43-51 ; 25 en entier ; Lc 12.32-48).
Ce n’est donc ni une religion médiévale, ni une confession issue de la Réforme, ni un mouvement du dix-neuvième ou du vingtième siècle qui a découvert la vérité biblique, puisque cette vérité a toujours existé dans la Bible. Il suffit de savoir lire, de réfléchir et d’accepter l’évidence du seul vrai culte de Dieu donné par son Esprit Saint. Ainsi, c’est un fil ininterrompu de fidèles isolés à travers les siècles, cherchant Dieu sans jamais fonder de religion en leur propre nom, une continuité non pas institutionnelle mais spirituelle qui applique les deux commandements de Jésus et son enseignement.


3 – Le piège commun de l’institutionnalisation


Une fois la rupture du premier siècle consommée, le même schéma s’est répété sans discontinuer, sous des formes différentes mais avec le même ressort. Des hommes s’arrogent une autorité doctrinale, imposent une obéissance à leurs propres écrits pour supplanter la Bible, et se présentent comme le canal exclusif de Dieu. L’Église catholique a bâti sur ce principe toute une hiérarchie cléricale et un magistère ‘infaillible’. Les Églises issues de la Réforme, en rejetant Rome, ont fini par reconstruire chacune leur propre autorité doctrinale, leurs propres credo et leurs propres clergés. Les mouvements religieux nés aux dix-neuvième et vingtième siècles n’ont pas échappé à ce même piège. Les Témoins de Jéhovah en sont un exemple précis et documenté, sur lequel de nombreux articles de ce site reviennent en détail, mais ils ne sont qu’un cas parmi d’autres de ce processus d’institutionnalisation qui touche l’ensemble de la chrétienté, elle-même issue de cette longue série de fausses religions humaines.
Certains penseront qu’une religion est forcément la vraie organisation de Dieu du simple fait qu’elle prétend détenir son nom, ses vérités ou l’exclusivité du salut. Mais un examen honnête de l’histoire suffit à démonter cet argument. Porter le nom de Dieu, revendiquer une continuité apostolique ou afficher une activité religieuse intense ne prouve rien en soi, d’autant que la Bible elle-même donne le moyen de reconnaître un faux prophète : ’… Si le prophète parle au nom de Jéhovah et que la parole ne se réalise pas, si elle reste sans effet, c’est que Jéhovah n’a pas dit cette parole. Le prophète l’a dite présomptueusement. Tu ne devras pas avoir peur de lui’ (Dt 18.20-22). Jésus donne exactement le même test : ’à leurs fruits vous les reconnaîtrez’ (Mt 7.15-16, 20). Aucune institution religieuse, quelle qu’elle soit, n’échappe à ce critère. Des prophéties fausses et répétées, des dogmes contredits par les faits ou des actes trompeurs disqualifient une religion comme porte-parole authentique de Dieu, peu importe le nom qu’elle revendique.
Cette assurance de posséder la vraie religion se heurte d’ailleurs frontalement à un avertissement encore plus direct de Jésus lui-même. Il annonce que beaucoup se présenteront devant lui au jour du jugement en invoquant précisément son nom, ayant même prophétisé, chassé des démons et accompli des œuvres puissantes en ce nom, convaincus que cette intense activité religieuse suffit à prouver leur position devant Dieu. Pourtant il leur répondra qu’il ne les a jamais connus, les qualifiant d’hommes qui pratiquent l’illégalité (Mt 7.21-23 ; voir aussi Lc 6.46 ; Jc 2.19 ; Tt 1.16 ; 1J 2.4). Seul compte, précise-t-il juste avant, le fait d’accomplir réellement la volonté du Père. Ce passage retire tout fondement à l’idée qu’il suffirait d’employer le nom Divin, ou de multiplier une activité religieuse impressionnante au sein d’une structure, pour être automatiquement reconnu par Dieu.
Ce même piège produit régulièrement une dérive supplémentaire, celle de l’usurpation d’autorité sur la parabole de ’l’esclave fidèle et avisé’ (Mt 24.45-51). Plusieurs religions ou dirigeants religieux se sont arrogé, à travers l’histoire, le rôle de cet esclave pour exiger une soumission totale de leurs fidèles. Les Témoins de Jéhovah actuels, avec leur Collège Central proclamé ‘esclave fidèle’ et leur Société Watchtower en offrent un exemple contemporain précis, développé dans un article séparé. Mais la parabole ne se limite à aucun de ces cas : elle avertit expressément que si l’esclave devient méchant et dit dans son cœur ’Mon maître tarde’, le Maître viendra à un jour qu’il ne sait pas et ’le punira très sévèrement et le mettra avec les hypocrites’ (Mt 24.48-51). Ce retour du Maître et l’examen des comptes n’ont eu lieu à aucune date passée, quelle que soit la religion qui prétend le contraire, car ils restent entièrement à venir. C’est lors de ce retour futur, qui se prolonge par les paraboles des dix vierges, des talents et de la séparation des brebis et des chèvres, que Jésus, l’image même de Jéhovah, évaluera l’état réel des fils et des filles de Dieu dispersés, tout comme il jugera les chefs religieux qui se sont attribué son autorité (Mt 25 en entier).


4 – ’Sortez d’elle, mon peuple’, l’appel solennel salutaire


Être fils de Jéhovah ne consiste pas à tenter de réformer une religion humaine de l’intérieur, ni à s’en réclamer sous une forme corrigée. La séparation doit être totale, sans aucun lien restant avec une quelconque structure religieuse d’hommes, qu’il s’agisse du clergé catholique, protestant, ou du Collège Central des Témoins de Jéhovah et de la Société Watchtower. Il faut comprendre que toutes les religions créées par les hommes sont en opposition avec Dieu : ’car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos manières d’agir ne sont pas mes manières d’agir, déclare Jéhovah. De même que le ciel est au-dessus de la terre, de même mes manières d’agir sont au-dessus de vos manières d’agir, et mes pensées, de vos pensées’ (Is 55.8-9 ; voir aussi Pr 14.12 ; Jr 10.23 ; Mt 15.8-9 ; Mc 7.8 ; Col 2.20-23 ; 2Co 6.14-17).
Paul posait déjà ce principe face aux divisions de l’Assemblée de Corinthe : ’Car quand l’un dit : « Moi, j’appartiens à Paul », mais qu’un autre dit : « Moi, à Apollos », ne vous conduisez-vous pas tout simplement comme des hommes ?’ (1Co 3.4). Se dire fils ou fille de Jéhovah, c’est refuser d’appartenir à un homme ou à une organisation, quelle qu’elle soit. Cela revient à appliquer la règle fixée par les apôtres lorsque l’autorité religieuse exigeait une obéissance contraire à celle due au Créateur : ’Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes’ (Ac 5.29).
Certaines religions possèdent une avance réelle sur d’autres, ne serait-ce qu’en reconnaissant Jéhovah comme le seul vrai Dieu ou en respectant des principes fondamentaux comme le caractère sacré du sang, les Témoins de Jéhovah en sont un exemple. Mais cette avance ne doit jamais faire oublier un retard tout aussi réel sur d’autres points essentiels touchant directement à la fidélité historique ou prophétique exigée par la Bible, qu’il s’agisse d’une date prophétique jamais vérifiée dans les faits, d’un rôle de médiateur usurpé entre Christ et les fidèles là où 1 Timothée 2.5 affirme sans ambiguïté qu’il ’y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et LES HOMMES, un homme, Christ Jésus’, ou de toute autre déviation propre à chaque religion, un article séparé revient en détail sur ces manquements précis concernant le Collège Central. Reconnaître Jéhovah sans se tromper sur son identité est une bonne chose, mais cela ne compense ni des prophéties fausses et répétées, ni l’usurpation d’un rôle qui n’appartient qu’à Christ seul.
Ainsi, l’appel biblique résonne avec urgence pour l’ensemble des religions chrétiennes, Témoins de Jéhovah compris : ’Sortez d’elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer à ses péchés’ (Rv 18.4). Rester passivement au sein d’une religion humaine, même sans y participer activement ou sans adhérer sincèrement à toutes ses doctrines ne suffit pas à échapper à cet appel. Continuer d’assister aux réunions, de se dire membre ou de garder un lien de courtoisie avec une structure religieuse revient encore à cautionner et à adorer, ne serait-ce que passivement, une création humaine. Élie posait déjà cette exigence à tout Israël : ’« Jusqu’à quand hésiterez-vous ? Si Jéhovah est le vrai Dieu, servez-le. Mais si c’est Baal, servez-le ! » Le peuple ne lui répondit pas un mot’ (1R 18.21). Jésus adresse le même reproche à l’Assemblée de Laodicée, tiède, ni froide ni chaude, qu’il menace de vomir de sa bouche (Rv 3.15-16). Il n’existe donc aucune position intermédiaire ou neutre acceptable devant Dieu.
Pour tout croyant sincère qui lit ces lignes, quitter l’enseignement d’une religion d’hommes qui trompe ses fidèles ne détruit en rien sa foi en Jéhovah, bien au contraire. Dieu est toujours le même et il nous invite à comprendre la vraie connaissance biblique dépouillée des erreurs et de la manipulation des sectes et institutions mensongères, puis à la mettre en pratique avec sincérité de cœur et d’esprit.
Cependant, sortir de ‘Babylone la Grande’ n’est que la première étape. Se prétendre fils de Jéhovah exige ensuite de porter du fruit, car ’tout arbre qui ne produit pas de bon fruit est coupé et jeté au feu’ (Mt 7.19). Et Jésus précise que c’est à ce fruit que ses véritables disciples se reconnaissent (Mt 7.16-20 ; Jn 15.1-2, 8). Sans ce fruit concret dans la vie quotidienne, humilité, amour, obéissance active à la Parole de Dieu, aucune sortie extérieure ne suffit à faire de quiconque un authentique fils ou une authentique fille de Jéhovah. Sortir de toute religion humaine n’est que le début de la libération spirituelle, encore faut-il savoir ce que signifie concrètement rejoindre les fils de Jéhovah, sans jamais retomber dans une nouvelle structure dominée par des hommes.


D – Fonctionnement de l’Assemblée des fils de Jéhovah


1 – L’origine Divine du rassemblement des fidèles


Jéhovah a toujours rassemblé son peuple lui-même, directement, sans jamais passer par une organisation voulue par les hommes. C’est Dieu qui appelle Abraham en Genèse 12.1-3 et qui orchestre la délivrance d’Égypte en Exode 3.7-8. De même, ‘Jean le Baptiseur était dans le désert. Il prêchait un baptême qui symbolisait le repentir pour le pardon des péchés’ (Mc 1.4-5). Jean baptise dans le désert, sans temple, sans sacerdoce et sans hiérarchie, puisque cela vient de Jéhovah. Le baptême précède toute structure institutionnelle, il n’en dépend absolument pas. Ce même principe se retrouve après la résurrection de Jésus lorsque Philippe, l’évangélisateur, rencontre sur une route déserte un eunuque éthiopien qui rentrait de Jérusalem en char ; sans temple, sans assemblée organisée, en plein désert. Philippe lui annonce la bonne nouvelle et le baptise aussitôt dans l’eau qu’ils trouvent sur leur chemin (Ac 8.26-39). De même, l’apôtre Paul, alors emprisonné à Philippes après un tremblement de terre, baptise sur-le-champ le geôlier et toute sa maison, en pleine nuit, sans délai d’instruction prolongé ni validation d’une quelconque autorité religieuse (Ac 16.25-33). Jésus-Christ étend ensuite ce même baptême à toutes les nations en envoyant ses disciples témoigner (Mt 28.19-20).
Néanmoins, ce principe ne signifie pas que Dieu agit sans les hommes. Il choisit des serviteurs pour accomplir son dessein, mais sans leur laisser fonder quoi que ce soit en leur propre nom. Après l’exil à Babylone pour punir son peuple désobéissant, Jéhovah a réveillé l’esprit du gouverneur Zorobabel, du grand prêtre Josué et de tout le reste du peuple pour qu’ils craignent leur Dieu, relèvent et rebâtissent la maison de Jéhovah des armées (Ag 1.12-14). Mais cette œuvre n’a jamais reposé sur leur propre force ni sur leur position.  »Tout cela ne se fera ni par des forces militaires ni par la puissance des hommes, mais par mon esprit’, dit Jéhovah des armées’ (Za 4.6).
Le même principe vaudra pour les deux Témoins de Révélation 11 au temps de la fin, juste avant Armaguédon. Des hommes choisis par Dieu, par son Esprit, pour accomplir Sa volonté. Jamais des fondateurs d’une religion humaine ou des gourous autoproclamés. Il faut de la foi et de la connaissance pour comprendre cela et l’accepter. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Révélation 11.4 décrit les deux Témoins avec l’image exacte des deux oliviers* de Zacharie 4, empruntée à Zorobabel et Josué (* les deux oints choisis pour un service spécial pour Dieu).
Comment reconnaît-on alors concrètement cette action de Dieu, distincte de toute œuvre humaine ? La réponse réside dans l’action elle-même. Ce que Jéhovah institue, Il le confirme par des actes qu’aucun homme ne peut revendiquer comme siens. À l’inverse, les faux prophètes des religions humaines sont automatiquement disqualifiés. Vérifiez les faits historiques dans la Bible et voyez ce qui arrive actuellement dans votre religion. Tirez-en des conclusions pour bâtir votre foi et agissez pour votre survie devant Jéhovah.
Par exemple, lorsque la mer Rouge s’ouvre devant Israël, Moïse tient son bâton, mais il sait, et le peuple aussi, que ce n’est ni le bâton ni l’homme qui fend les eaux. C’est l’Esprit de Jéhovah qui agit à travers un témoin fidèle qui ne s’attribue jamais la gloire (Ex 14). Sans l’action Divine, Moïse n’aurait rien pu faire depuis le début de sa mission, et il en était pleinement conscient, lui l’homme le plus humble de la terre à son époque (Nb 12.3). Le même schéma se retrouve un peu plus tard, du temps de la conquête de la terre promise, lorsque le Jourdain s’arrête devant les prêtres portant l’arche, sous la conduite de Josué fils de Noun, à ne pas confondre avec le grand prêtre Josué mentionné plus haut, contemporain de Zorobabel après l’exil (Jos 3). Il en est de même dans les nombreux épisodes où un fait physique, visible et incontestable, dépasse toute capacité humaine et signe l’action de Dieu seul (Jos 6.20 ; 10.11-14 ; Hb 11.30).
C’est exactement ce que décrit Révélation 10 et 11 au sujet des deux Témoins prophétiques. Durant leur période d’activité, ils accompliront des actions si extraordinaires et miraculeuses qu’aucun être humain ne pourra prétendre les avoir accomplies par ses propres forces. Ce ne sera pas une simple revendication verbale de légitimité Divine, mais une démonstration de puissance qui imposera le silence à toute contestation. Les signes cosmiques annoncés pour la grande tribulation, qu’ils soient réels ou d’une autre nature (la lune changée en sang, le soleil obscurci), s’accompagneront également de faits physiques réels et incontestables, pour que les nations prennent conscience, par la force des choses, de l’existence de Dieu, car il est écrit : ‘Et vraiment les nations sauront que je suis Jéhovah’ (Ez 36.23 ; voir Rv 11.13).
C’est là toute la différence avec les religions d’origine humaine. Celles-ci s’appuient sur l’autorité qu’elles s’attribuent elles-mêmes par un titre, une succession, une structure, des livres et des vidéos, et non sur une preuve que Dieu fournit par l’action ou un éclairage prophétique nouveau, qui s’impose par une clarté mentale et une compréhension voulue par Jéhovah Dieu, avec une nouvelle vision des faits historiques déjà établis. La vraie religion n’a pas besoin qu’un homme l’authentifie. C’est Dieu qui, par ses propres actes, ôte toute possibilité de doute ou d’usurpation, tout en utilisant ses prophètes.
Point important, même si un homme pouvait enseigner la Bible avec une exactitude parfaite, sans jamais se tromper sur un seul point doctrinal, cela resterait malgré tout insuffisant si Jéhovah lui-même ne l’a pas choisi et oint pour cette tâche (Ps 127.1 ; Za 4.6). Il convient de le marteler encore et encore, Moïse ne devint le porte-parole de Dieu devant Pharaon qu’après avoir reçu directement sa mission et des pouvoirs miraculeux de Jéhovah (Ex 4.1-9, 29-31). Les Juges et les prophètes d’Israël n’ont jamais fondé leur autorité sur leur seule connaissance des Saintes Écritures, mais sur l’appel direct et personnel de Dieu (Jg 6.34 ; 15.14 ; Jr 1.4-5 ; Ez 2.1-3 ; Am 7.14-15). Il en sera de même pour les deux Témoins de Révélation 11 (Rv 11.3-6). Leur autorité reposera, comme on l’a vu plus haut, sur des miracles incontestables et non sur un savoir biblique, aussi étendu soit-il.


2 – Une fraternité sans hiérarchie


Le livre des Actes montre des croyants qui se reconnaissent et se comptent, rompent le pain ensemble, avec des anciens et des serviteurs qui sont au service du peuple, et jamais au-dessus des frères et sœurs (Ac 2.41 ; 4.4 ; 2Co 1.24). Cette règle n’est pas une nouveauté du christianisme. Moïse lui-même n’a établi des anciens que parce qu’il était débordé, pour soulager le peuple, non pour prendre autorité sur lui (Ex 18.13-26). Jésus fixe ensuite la règle définitive en Matthieu 23.8-10, un seul Enseignant, et aucun titre d’autorité personnelle sur la terre car ‘vous êtes tous frères’. Pierre confirme cette ligne. Les anciens doivent paître le troupeau, non comme dominant sur ceux qui leur sont confiés, mais en devenant des modèles pour lui (1P 5.2-3). Reconnaître qui est baptisé et dans l’alliance de Dieu n’est donc pas un contrôle policier mais un acte de foi partagé, d’égal à égal (Rm 12.1-8).
Sur ce site internet, le Mémorial des fils de Jéhovah fixe des points théologiques fermes. Chacun est justifié directement dans le texte biblique et les pratiques historiques. Sans ces repères communs, chacun ferait n’importe quoi, et ce serait l’anarchie qui empêcherait d’adorer Jéhovah selon ses normes.
Chaque fidèle reste pleinement libre de contester, d’argumenter ou de fournir des preuves pour expliquer sa foi ou sa vision des choses, dans le calme, le respect et la sagesse (Pr 17.27 ; 18.13, 17, 19 ; 27.17 ; Rm 14.5 ; 1Th 5.19-22 ; Jc 1.19-21 ; 3.13-18). Toutefois, après analyse, explication biblique et démonstration factuelle raisonnable, celui qui n’est pas d’accord ou persiste manifestement dans l’erreur peut prendre du recul pour méditer et calmer son esprit (2Tm 2.23-26). Au pire, il peut partir et renoncer à sa foi, sans subir de pression, d’intimidation ou d’ostracisme, exactement comme le montre Jean 6.66-67 (Lc 9.59-62). Personne n’est dupe du pouvoir trompeur du Diable (2Co 11.3, 13-15 ; Eph 2.1-7 ; 6.11-12 ; 1Tm 4.1-3 ; 1P 5.8 ; Rv 12.9). En vérité, un vrai fils de Jéhovah ressent la bénédiction de Dieu et cultive l’amour de son prochain, l’humilité et la modestie pour manifester le fruit de l’Esprit Saint (Ga 5.22-23 ; 1Co 13.1-8).
Il existe donc une structure de service minimale, car nous vivons entre humains. Sinon, il faudrait que les anges soient parmi nous pour nous guider, ou que l’Esprit Saint agisse continuellement sur nous, ce qui est hors de propos, à cause du cadeau bienveillant du libre arbitre. N’oublions pas que Jéhovah veut que les membres de sa création physique s’aiment les uns les autres en coopérant dans l’amour, la joie, la paix …


3 – Le cadre des réunions


Nous vivons des temps troublés à l’approche de la grande tribulation. C’est seulement durant l’intervention des deux Témoins de Révélation 11 qu’auront pleinement lieu le rassemblement et la purification complète des fils de Jéhovah (l’analyse détaillée des chapitres 10 et 11 de la Révélation est développée dans la rubrique ‘Prophéties’, à ‘Révélation à Jean‘).
Le moment de cette action Divine n’est pas à chercher dans le passé mais dans l’avenir très proche … Le témoignage des deux Témoins se termine par leur mort puis leur résurrection sous les yeux du monde entier (Rv 11.7-12). Cela sera suivi immédiatement de la septième trompette, ‘Le royaume du monde est devenu le Royaume de notre Seigneur et de son Christ’ (Rv 11.15). Cette continuité textuelle, sans rupture ni changement de scène, situe leur ministère juste avant l’établissement effectif du Royaume, juste avant Armaguédon ! Les faux prophètes du Collège Central des Témoins de Jéhovah annonçaient la date fantaisiste de 1919, sans aucune preuve factuelle ou biblique venant étayer leurs propos apocalyptiques, puisque cette prophétie ne s’est jamais réalisée. Il en est de même pour toute autre échéance révolue avancée par d’autres religions.
Dès maintenant, Dieu inspecte son temple et les humains sur la terre, ses adorateurs comme les autres (Rv 11.1-2). Il faut se préparer au cataclysme de la grande tribulation, à la réprimande, à l’édification, puis à la condamnation qui sera donnée par les deux Témoins de Révélation 11, selon la volonté Divine (Rv 11.3-6).
Reconnaître que la purification définitive appartient à l’action des deux Témoins de Révélation 11 ne signifie pas que chacun doive attendre seul, isolé, sans aucun lien avec d’autres fils de Jéhovah. La Bible elle-même n’enseigne jamais l’isolement du fidèle. Hébreux 10.24-25 exhorte à ne pas délaisser le rassemblement, comme certains en ont pris l’habitude, mais à s’encourager mutuellement, d’autant plus qu’on voit approcher le jour de la délivrance Divine. Il convient toutefois de replacer ce verset dans son contexte car il s’adressait à des chrétiens du premier siècle, avant que la persécution et la diaspora ne viennent disperser les croyants.
C’est pourquoi toute personne qui se reconnaît fils de Jéhovah, où qu’elle se trouve, peut dès aujourd’hui prendre l’initiative de fonder localement, avec d’autres, un petit groupe de ce type, y compris par un outil de communication numérique ou une application de visioconférence lorsque la distance l’exige. Il ne s’agit en aucun cas de fonder une nouvelle organisation au sens où l’entendent les fausses religions humaines institutionnelles, avec une direction centrale qui impose sa doctrine et exige une soumission totale. Au contraire, le but est de permettre un encouragement mutuel dans l’amour véritable et le suivi d’un enseignement simple et ordonné pour rester dans l’unité du vrai culte.
Ce cadre commun a pour but l’édification spirituelle en enseignant la vérité de la Bible et des faits historiques constatés pour bâtir une belle personnalité avec des œuvres bonnes. Rien n’est fixé dans le marbre concernant la tenue des réunions. Par exemple, elle peut consister en une lecture biblique suivie d’un temps où chacun peut librement s’exprimer sur le passage lu, puis en un exposé, sur un thème différent chaque semaine, qui reprend l’enseignement déjà développé sur ce site 2JW.ORG, le tout restant participatif et constructif grâce aux apports spirituels de chacun. La crainte respectueuse de Jéhovah reste la norme. Comment pourrions-nous ressembler à ces fausses religions qui cachent la pédophilie et imposent une rigueur doctrinale extrémiste sur notre vie privée ou notre façon de penser ?
Par définition, ceux qui se reconnaissent fils ou fille de Jéhovah ont déjà franchi des étapes rares et exigeantes comme accepter Jéhovah comme le seul vrai Dieu, comprendre ce que la Bible enseigne sur notre Père céleste, l’Esprit Saint, Jésus-Christ, l’usage sacré du sang, la condition des morts et la résurrection, l’espérance céleste, le libre arbitre … Cela est vrai même lorsque leur compréhension va à l’encontre des idées reçues du monde, comme la négation de la préhistoire, l’impossibilité de quitter la terre ou d’aller sur la lune (un luminaire), l’explication du système géocentrique, le danger de la politique, du nationalisme, du racisme, de la philosophie et des médias … Un fidèle capable d’aller jusque-là dans sa compréhension spirituelle n’a pas besoin d’être surveillé ni contraint pour rester intègre et droit, car il est évident que l’Esprit Saint agit sur lui.
Et ceux qui sont encore entre deux eaux dans leur conscience et leur connaissance, quelle qu’en soit la raison, ils sont les bienvenus pour chercher à comprendre avec calme, détermination et vigoureux efforts personnels afin de laisser la parole de Dieu s’implanter dans leur cœur (1Th 2.13 ; Hb 4.12).
En attendant ces derniers événements qui ne tarderont pas, une réunion hebdomadaire sera mise en place, selon la demande. Les critères communs sont fondés uniquement sur la Bible et ouverts à la parole de chacun mais avec ordre (Jn 17.17 ; 1Co 14 ; 2Tm 3.16-17).
L’enseignant suit le modèle biblique des apôtres. Par exemple, Paul enseigne mais il travaille de ses mains pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, et il ne demande rien pour lui-même par autorité (Ac 20.33-35 ; 1Co 9.18).
Il convient toutefois de garder une chronologie biblique claire. Les réunions et échanges fraternels organisés dès aujourd’hui ne constituent qu’une préparation individuelle et locale, un cadre pour fortifier notre foi dans l’attente des événements finaux. Ils ne remplacent en aucun cas l’édification individuelle par une étude, une méditation et des prières personnelles, ni le rassemblement officiel et la purification définitive de l’ensemble des fils de Jéhovah à l’échelle mondiale. Cette œuvre ultime ne se fera par aucune structure humaine autoproclamée, mais sera l’action exclusive de Dieu lui-même, accomplie de manière éclatante et miraculeuse sous l’action directe de ses deux Témoins au temps de la fin (Rv 11.1-3).


4 – Bienveillance et discipline morale


Jésus patiente et corrige avec douceur, même pour des péchés importants (Mc 9.33-37 ; Lc 9.51-56 ; Jn 21.15-17). Il faut du temps pour rectifier des défauts enfouis dans le cœur ou des coutumes mal orientées (Mt 18.21-22). Paul demande de redresser avec douceur celui qui fait un faux pas (Ga 6.1).
Une exception absolue existe toutefois pour les péchés graves qui exigent une action ferme (1Co 5.1, 11-13). On ne peut pas laisser au sein du peuple un individu méchant qui serait pédophile, violeur, assassin, menteur impénitent ou voleur, comme si de rien n’était (Dt 22.25-27 ; Mt 18.6 ; 26.52 ; Ac 5.1-11 ; Rv 21.8). La pureté et la protection des fils de Jéhovah restent primordiales dans la sanctification de Dieu, tout en respectant strictement les règles bibliques pour établir les faits avec justice (Dt 13.15 ; 17.4 ; 19.15-19).
En pratique, cette fermeté ne repose sur aucune autorité personnelle. Pour les fautes gravissimes que sont la pédophilie, le viol ou le meurtre, la Bible elle-même enseigne de se soumettre aux autorités civiles qui sont compétentes pour ces délits ou crimes (Rm 13.1-4). Il est juste et nécessaire de les dénoncer aux autorités compétentes pour protéger la victime et sanctifier le Nom de Dieu. Pour les fautes internes à l’Assemblée qui ne dépendent pas des autorités civiles, comme un mensonge grave et avéré, l’action revient à des hommes d’âge mûr réunis collégialement pour l’occasion, sans chef parmi eux, à l’image des anciens du temps de Moïse ou du premier siècle (Ex 18.13-26 ; 1P 5.1-3). Le terme ‘ancien’ signifie littéralement ‘hommes d’âge mûr’, car ils sont censés avoir plus de sagesse, de bon sens, de connaissance et d’expérience, tout simplement (1Tm 5.1-2). Après une enquête minutieuse comme évoqué précédemment et une tentative de réconciliation dans l’amour, une action peut être prise si les faits graves sont clairement établis, sans jamais reproduire la structure hiérarchique et institutionnelle propre aux religions humaines.
Cette exigence de pureté au sein de l’Assemblée n’est qu’un reflet, à petite échelle, de la purification bien plus vaste que Jéhovah accomplira lui-même sur l’ensemble de son peuple avant la fin de ce système de choses, comme le montre la suite de cet article.


E – Purification des fils de Jéhovah et restauration du culte pur


1 – La Renaissance et la filiation


Cette œuvre de purification porte en réalité un nom biblique plus précis, celui de la renaissance, distincte de la naissance originelle scellée en Exode 4.22 et Deutéronome 14.1. Il ne s’agit pas de créer un nouveau statut mais de réveiller et de purifier une relation de filiation qui a toujours existé dans le dessein de Jéhovah. Jésus lui-même parle à Nicodème de la nécessité de ‘naître de nouveau, d’eau et d’esprit’ pour percevoir le Royaume (Jn 3.3-7). Et en Matthieu 19.28, il évoque la re-création (palingenesia) de toutes choses lors du rétablissement du dessein Divin, de même que Pierre annonce en Actes 3.21 le rétablissement (apokatastasis) de toutes les promesses prophétisées. Ézéchiel voit déjà cette même dynamique dans la vallée des ossements desséchés, où Jéhovah insuffle son Esprit dans ce qui était spirituellement mort pour redonner vie à son peuple, et Isaïe annonce que Dieu prépare une chose nouvelle, un renouveau complet qui fait oublier les déviations passées (Is 43.18-19 ; 65.17 ; Ez 37.1-14). Paul reprend cette même image du bain de la renaissance et du renouvellement par l’Esprit Saint (Tt 3.5). Pierre, de son côté, rappelle que les croyants sont nés de nouveau non par une semence corruptible, mais par la parole vivante et permanente de Dieu (1P 1.3, 23). C’est cette même renaissance que vivront les deux Témoins de Révélation 11, après avoir été réduits au silence, lorsque l’esprit de vie venant de Dieu entrera en eux et qu’ils se relèveront (Rv 11.7-12). Ce réveil débouche immédiatement sur l’ouverture du temple sanctuaire de Dieu où apparaît l’arche de son Alliance, signe incontestable de la réapparition et du rétablissement définitif de l’Alliance originelle de Jéhovah aux yeux de tous (Rv 11.19).
Mais cette renaissance ne concerne pas seulement une élite céleste. Ceux qui, en Christ, entrent dans cette nouvelle création reçoivent la même promesse de filiation, qu’ils appartiennent à l’espérance céleste ou à l’espérance terrestre (2Co 5.17). C’est d’ailleurs ce que Paul explique en Romains 8.19-23, lorsqu’il montre que la création elle-même attend avec un désir ardent la révélation des fils de Dieu, car elle sera elle aussi libérée de l’esclavage de la corruption pour connaître la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Cette libération de la création n’est pas une image abstraite. Elle concerne directement la grande majorité des fils de Jéhovah, ceux dont l’espérance reste terrestre.


2 – L’espérance terrestre, cœur du dessein originel


Dès la création, Jéhovah a formé la Terre pour qu’elle soit habitée, non pour qu’elle reste vide, et il l’a donnée aux fils des hommes pour qu’ils y résident (Ps 115.16 ; Is 45.18). Ce dessein originel, énoncé en Éden, n’a jamais changé. Les humbles posséderont la terre et y goûteront une paix abondante, les justes y résideront pour toujours, les hommes intègres y habiteront (Ps 37.11, 29 ; Pr 2.21-22). C’est une promesse que Jésus reprend lui-même dans son Sermon sur la montagne lorsqu’il déclare heureux les doux, car ils hériteront de la terre (Mt 5.5). Les prophètes décrivent cette Terre renouvelée avec des images concrètes, des maisons bâties et habitées, des vignes plantées et dont on mange le fruit, une paix qui s’étend jusqu’au monde animal, un désert qui fleurit, des aveugles, des sourds, des boiteux et des muets guéris (Is 11.6-9 ; 35.1-2, 5-7 ; 65.21-25). Révélation 21.3-4 confirme cette même espérance lorsqu’il dit que la tente de Dieu sera avec l’humanité, qu’il essuiera toute larme de leurs yeux, et que la mort, le deuil, les cris et la douleur ne seront plus, une promesse qui se réalise là où vivent les humains, c’est-à-dire sur la terre. La renaissance des fils de Jéhovah n’est donc pas seulement une transformation individuelle et spirituelle. Elle s’accomplit pleinement lorsque la terre entière, restaurée à l’image d’Éden, devient enfin le foyer éternel de tous ses habitants, unissant ainsi dans une paix parfaite tous les fils de Jéhovah, qu’ils soient au ciel ou sur la terre.


3 – La purification du peuple de Dieu


Dans toute la Bible, Jéhovah n’a jamais cessé de rassembler son peuple et de le purifier. Ainsi, Malachie 3.2-3 le décrit comme un fondeur et un purificateur d’or et d’argent, épurant les fils de Lévi jusqu’à ce qu’ils puissent présenter à Dieu une offrande dans la justice, une purification qui précède l’offrande avec justice, et non l’inverse. Dans la même perspective, Daniel 12.10 annonce que beaucoup se purifieront, se blanchiront et seront affinés au temps de la fin, par leur perspicacité spirituelle.
Par ailleurs, Révélation 7.14 montre une grande foule qui a lavé sa robe et l’a blanchie dans le sang de l’Agneau, image directe d’une purification reçue par la rançon plutôt que par le seul mérite humain. Cette purification reçue gratuitement n’annule cependant pas la responsabilité personnelle. C’est pourquoi 2 Corinthiens 7.1 exhorte à se purifier ‘de tout ce qui salit la chair et l’esprit, afin d’atteindre une sainteté complète en craignant Dieu’. Il est évident que la vraie connaissance venant de Jéhovah doit être comprise et mise en pratique par ses enfants. Cela passe par une mise à niveau historique et spirituelle des faits réels cachés et par la désintoxication des nombreux mensonges du Diable (préhistoire, héliocentrisme, spiritisme, nationalisme, idolâtrie, bestialité …), lui qui est menteur et meurtrier dès le commencement et cherche à nous emporter dans la Géhenne avec lui.
Cette purification n’est donc pas un événement isolé, mais un fil continu qui atteint son moment critique juste avant l’intervention du Christ. En effet, Révélation 11 annonce que les deux Témoins prophétiseront revêtus de sacs, un signe d’humilité et de purification préalable au grand jour du jugement, ce qui inscrit le rassemblement et la purification des fils de Jéhovah dans le même mouvement final que celui décrit en Révélation 21.7 qui mènera les vainqueurs au nouveau ciel et à la nouvelle terre.


4 – L’œuvre exclusive de Dieu


Comme nous l’avons vu, la vraie religion des fils de Jéhovah n’est pas une invention récente. Sa structure s’est établie sous l’impulsion de Dieu lui-même lorsqu’il a fait sortir son peuple d’Égypte en mettant en place l’adoration avec ses règles et le tabernacle.
Aujourd’hui, les religions humaines prétendent s’appuyer sur la Bible, mais ce n’est qu’un prétexte pour leur propre gloire et pour dominer sur les fidèles. Reconnaître la vraie religion ne consiste pas à en devenir le fondateur ni à se poser en gourou. Aucun homme ne peut revendiquer de l’avoir inventée puisqu’elle existe depuis son origine établie par Jéhovah seul, du temps de Moïse. C’est là toute la différence ! Les religions humaines naissent d’un homme qui impose son nom et sa doctrine, tandis que la religion des fils de Jéhovah ne fait que rappeler ce qui a toujours existé, par la volonté Divine, sans avoir besoin d’un chef qui s’en attribue le mérite.
Ainsi, après une longue période de ténèbres spirituelles voulue par Jéhovah pour sonder le cœur et les reins de ses vrais adorateurs perspicaces et humbles, la vraie religion de Dieu ressurgit durant la grande tribulation, sous l’impulsion de Dieu qui accomplit son dessein et choisit ses deux Témoins (Ps 26.2 ; Jr 17.10 ; Rm 2.16 ; 8.27 ; 2Th 2.3-12 ; Rv 2.23 ; 3.10 ; 11.1-19 ; 14.12 ; 22.12). Durant toute l’histoire biblique, Jéhovah a toujours choisi ses prophètes pour agir, ce qui prouve que la vraie religion de Dieu se voit et se verra encore par des miracles …


5 – La restauration du culte pur


Adam portait le titre de fils de Dieu et l’a perdu en Éden. La rançon rouvre légalement l’accès à ce titre. Ceux qui, à l’image de Noé, restent fidèles au moment où ce système de choses a été ou sera jugé, deviendront les vainqueurs, selon la prophétie de Révélation 2 et 3. Qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre des deux groupes, céleste ou terrestre, ils sont désormais réunis en un seul troupeau sous un seul Berger.
En réalité, ce rassemblement ne crée rien de nouveau. Il restaure ce qui existait au départ en Éden, la volonté Divine, en attendant que Jéhovah désigne lui-même, par son Esprit, ceux qui porteront le témoignage final ‘afin que Dieu soit tout pour tous’ (1Co 15.20-28 ; Rv 11).
Pour rappel et comme le montre le chapitre 11 de la Révélation, ce témoignage final ne reposera pas sur des discours ou une autorité auto-proclamée, mais sur des signes et des miracles incontestables accordés par Dieu lui-même (Rv 11.5-6). Tout comme la mer Rouge fendue devant Moïse ou le Jourdain arrêté devant Josué, ces manifestations de puissance Divine fermeront la bouche à toute contestation et prouveront que cette restauration est l’œuvre exclusive de Jéhovah, écartant toute tentative d’usurpation par une énième organisation humaine …
Un frère dira naturellement qu’il est fils de Jéhovah. Une sœur dira naturellement qu’elle est fille de Jéhovah. Le terme générique regroupe les deux, exactement comme en Deutéronome 14.1 et en Isaïe 43.6.
N’oubliez pas de lire avec attention les autres articles étiquetés ‘Fondateur’. Jéhovah est votre Père et il vous aime comme un fils ou une fille légitime si vous pratiquez les deux grands commandements de Jésus de tout votre cœur, de toute votre pensée, de toute votre force et de toute votre âme.


Rappel des piliers fondateurs de l’article


1 – L’Origine et le sens de la vraie religion
La seule vraie religion n’est pas une organisation humaine, mais une Alliance directe (berit / diathēkē) établie par Jéhovah avec ses enfants (fils), dès l’origine, et confirmée par le Christ (Ex 4.22 ; Dt 14.1-2 ; Mal 3.6 ; Mt 5.17).
2 – La perte et la restauration de la filiation Divine
Le statut de fils de Dieu, possédé par Adam à la création, a été perdu en Éden (Gn 3.1-6 ; Lc 3.38 ; Jn 12.31). Jéhovah a d’abord maintenu ce titre à l’échelle nationale avec Israël, avant que la rançon de Jésus Christ ne rouvre légalement et pleinement cet accès individuel à tous les croyants qui suivent le Christ (Ex 4.22 ; Jn 3.16 ; Rm 5.12, 18-19 ; Ga 4.4-5).
3 – Les fils de lumière et la foi victorieuse
Les adorateurs sincères sont des fils de lumière appelés à se séparer des ténèbres et à vaincre le système de ce monde par une foi vivante pour recevoir la promesse ultime de filiation (Ps 36.9 ; Jn 8.12 ; 1Th 5.5 ; 1J 5.4-5 ; Rv 21.7).
4 – Le maintien du ‘reste fidèle’ après l’apostasie du premier siècle
Après l’apostasie consommée au sein même de la vraie Assemblée, la vérité n’a plus été conservée par une organisation, mais par un fil ininterrompu de croyants isolés et sincères reconnus individuellement par Dieu, y compris au sein des contrefaçons humaines, des fausses religions qui n’ont jamais eu de lien authentique avec Jéhovah (1R 19.18 ; Mal 3.16-18 ; Ac 20.29-30 ; Rm 11.1-6).
5 – Le rejet de l’usurpation et des fausses prophéties
Cette usurpation de toute structure illégale n’est pas nouvelle. Israël l’avait déjà commis en réclamant un Roi ‘comme toutes les nations’ plutôt que de rester sous le règne direct de Jéhovah (1S 8.7).
Aucune structure institutionnelle n’a le droit de s’arroger le rôle de médiateur entre Jésus et les fidèles, ni d’imposer des prophéties humaines non réalisées comme le retour invisible du Christ en 1914, la prise de Jérusalem en 607 av. n. è. … (1Tm 2.5). La Bible condamne la présomption des faux prophètes (Dt 18.20-22 ; Mt 7.15-20).
6 – L’appel à la séparation totale des fausses religions
La foi active exige une sortie nette de toute organisation religieuse d’origine humaine (Babylone la Grande) et le refus de toute domination d’un homme ou d’un collège sur la foi des croyants (1Co 3.4 ; Ac 5.29 ; Rv 18.4).
7 – L’action exclusive des Deux Témoins au temps de la fin
Le rassemblement mondial et la purification ultime des fils de Jéhovah ne se feront pas par une institution moderne, mais par l’intervention directe des deux Témoins oints par Dieu, durant la grande tribulation, authentifiée par des miracles incontestables juste avant Armaguédon (Rv 11 en entier).
8 – L’autonomie des groupes locaux et le cadre de foi
En attendant cette intervention Divine, les croyants se réunissent librement en petits groupes sans hiérarchie, unis par le respect de la Parole biblique dans son intégralité, (voir le mémorial des fils de Jéhovah), (Ac 2.41 ; Hb 10.24-25). Seuls les 2 Témoins de Révélation 11 valideront l’enseignement Divin par les miracles que Jéhovah leur accordera durant la grande tribulation menant à Armaguédon, puis au monde nouveau et à la restauration du paradis.


X – Éclaircissements sur l’Organisation des fils de Jéhovah


L’absence d’une organisation humaine permanente signifie-t-elle que Dieu laisse son peuple sans aucun cadre ?
Non, à chaque étape, Jéhovah a maintenu une structure minimale et provisoire. La Loi et le tabernacle du temps de Moïse, les juges, puis la monarchie de Juda malgré le rejet du règne direct de Jéhovah et l’idolâtrie de la plupart des Rois, enfin les apôtres, fondement de l’Assemblée chrétienne (Jg 2.16-19 ; 1S 8.5, 7 ; 2R 21.1-9 ; Eph 2.20).
L’apostasie annoncée s’amorce dès le premier siècle, du vivant même des apôtres, puis se généralise après leur mort (2Th 2.3-7). C’est alors que naissent les fausses religions du monde, tandis que Jéhovah et Jésus restent volontairement silencieux. Ce silence n’est pas un abandon car le blé continue de pousser au milieu de la mauvaise herbe jusqu’à la moisson, et un reste fidèle subsiste, caché mais réel (Mt 13.24-30, 36-43 ; Rv 12.6, 14, 17). Ce fil de l’esclave fidèle et avisé traverse ainsi l’âge des ténèbres jusqu’aux deux Témoins de Révélation 11, authentifiés par des miracles pour éviter toute usurpation humaine (Rv 11.3-6). Ce que Dieu rejette n’est donc pas l’existence d’un cadre, mais toute organisation auto-instituée s’arrogeant une autorité qu’il ne lui a jamais donnée.

Si Jéhovah ne maintient aucune organisation visible et centralisée, en dehors de ce fil discret, les hommes ont-ils le droit de fonder de fausses religions ?
En liberté de fait, oui, car depuis l’origine en Éden, Dieu laisse s’exercer le libre arbitre, même dans l’erreur, sous la domination temporaire du ‘chef de ce monde’, Satan (Jn 8.44 ; 12.31 ; 14.30). Mais en légitimité devant Dieu, non, car toute religion fondée par des hommes imparfaits est vouée à l’échec. Babylone la Grande n’est pas un chemin parmi d’autres vers Dieu, mais un système jugé et destiné à la destruction (Rv 18.4 ; 19.1-3).


Note : Pourquoi ‘fils de Jéhovah’ et non pas ‘fils et filles de Jéhovah’ ?


Une précision s’impose sur le titre même de cet article. Dans les langues bibliques originales, un pluriel masculin comme ‘fils’ (hébreu : banim, בָּנִים; grec : huioi, υἱοί) fonctionne comme un générique grammatical qui inclut naturellement les filles. L’expression bien connue ‘fils d’Israël’ a toujours désigné tout le peuple, hommes et femmes confondus, et non les hommes seuls (hébreu : b’né Yisraël, בְּנֵי יִשְׂרָאֵל).
C’est ce même principe que l’on retrouve en Deutéronome 14.1 et dans le grec du Nouveau Testament, où Paul écrit en Galates 3.26 : ‘Vous êtes tous fils de Dieu’, avant de préciser aussitôt au verset 28 qu’il n’y a ‘ni homme ni femme’ dans cette unité, preuve que le pluriel masculin couvrait déjà les deux.
En français, en anglais ou en allemand, cette fonction générique du masculin pluriel n’est plus perçue aussi naturellement aujourd’hui, et parler seulement de ‘fils’ risquerait d’être compris comme excluant les femmes. C’est pourquoi le titre exact de cet article reste ‘Les fils de Jéhovah’, fidèle au texte original, mais l’expression ‘fils et filles de Jéhovah’ est parfois employée lorsqu’il s’agit de s’adresser directement aux lecteurs et lectrices, comme le fait le texte biblique lui-même en Isaïe 43.6 (‘Amène mes fils… mes filles’) et en 2 Corinthiens 6.18 (‘Vous serez pour moi des fils et des filles’). Ainsi, aucun doute ne subsiste car les femmes sont pleinement incluses dans cette promesse, au même titre que les hommes.
Enfin, si vous voulez en savoir plus sur l’explication du Nom de Dieu, voyez le dossier ‘2. Sainte Bible’, et particulièrement les rubriques ‘Parole de Dieu’ et ‘Traduction erronée’.
Que Jéhovah récompense votre travail zélé et sincère selon sa volonté.

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