Traduction erronée

Traduction biblique, Bible translation

Il en va de même des objets inanimés qui produisent un son, qu’il s’agisse d’une flûte ou d’une harpe. Comment peut-on reconnaître ce qui est joué sur la flûte ou la harpe si les notes ne sont pas jouées distinctement ? Si le signal qui sort de la trompette est confus, qui se préparera au combat ? De même, si, avec votre langue, vous ne prononcez pas des paroles faciles à comprendre, comment saura-t-on ce qui est dit ? En fait, vous parlerez en l’air. Il y a peut-être toutes sortes de langues dans le monde, mais aucune n’est sans signification (1 Corinthiens 14.7-10).

Pourquoi Dieu a-t-il mis sa parole par écrit ?

Pour faciliter la connaissance de Jéhovah et de l’histoire humaine dans le temps et la durée.

Voilà pourquoi le clergé catholique voulait garder secrète la Bible aux yeux des hommes en la laissant en grec ou en latin, langues inaccessibles à la quasi-totalité des hommes …

Fort heureusement, des gens sincères et pleins de foi ont réussi une traduction de la parole de Dieu, avec les moyens de l’époque.

Mais le Diable ne se repose pas et l’imperfection humaine non plus. Après avoir tenté de détruire la Bible par des autodafés, ce sont les croyants, eux-mêmes, qui ont pervertie la traduction des écrits sacrés en changeant des noms propres, des mots ou le sens des mots pour satisfaire leurs désirs au lieu de rester dans la soumission et le respect du texte Divin.

Malheur à celui qui dévie de la vérité par présomption, orgueil dissimulé, esprit de rébellion ou sottise (Dt 4.2 ; 1 Samuel 15.22-23 ; Pr 11.2 ; 12.15 ; 13.10 ; 21.24).

Utilisation de la Rubrique.

Consultez les passages bibliques que vous désirez et confrontez-les avec les autres traductions dans leur contexte.

Utilisez la Bible du site JW.ORG dans la langue que vous voulez ou un autre site pour une autre Bible.

Prenez le temps de méditer et de comprendre la réelle valeur de l’enseignement de Dieu et réjouissez-vous dans la vraie connaissance salutaire.

>>> Pensez aussi a utiliser les Concordances James STRONG dans leurs contextes pour mieux comparer les versions bibliques et leurs traductions.

Ayez toujours un profond respect pour toute traduction que vous lirez ou étudierez, pour ceux qui ont mis tous leur cœur, leur énergie et leur dévotion à transmettre du mieux qu’ils peuvent la parole de Dieu.

Voir aussi les dossiers ‘3. Prophéties‘, ‘4. Création géocentrique‘, ‘5. Témoin de Jéhovah‘ et ‘6. Satan et son monde‘.


Réponses à des questions fondamentales sur la vraie foi.

Toute affirmation doit être prouvée par la Bible, dans son contexte.

Les Concordances James Strong sont recommandées.

Examinons-nous sans cesse pour savoir si nous sommes dans la foi (2Co 13.5).


Il existe des mensonges silencieux. Des erreurs si anciennes, si répétées, si universellement acceptées qu’on finit par ne plus même les questionner. La traduction de Genèse 1:1 en est un exemple frappant.

Depuis des siècles, les Bibles en français, en anglais, en latin, répètent toutes la même formule : ‘Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre’. On l’enseigne aux enfants. On la grave sur des murs d’église. On la tient pour intouchable.
Si cette traduction était juste, les versets 2 à 31 deviendraient inutiles : tout aurait déjà été créé dès le premier verset. C’est totalement incohérent avec le contexte du chapitre entier. Et ce n’est pas nécessairement ce que dit le texte hébreu original.
Cet article le démontre, point par point, avec des faits vérifiables.

Le texte hébreu original : בְּרֵאשִׁית (Bereshit)
Le premier mot de la Bible hébraïque est בְּרֵאשִׁית, que l’on translittère Bereshit. Ce mot se décompose ainsi : la préposition בְּ (be-) signifie ‘en’ ou ‘au’ , et le nom רֵאשִׁית (reshit) signifie ‘commencement’ ou ‘prémices’. Ensemble : Bereshit = ‘au commencement de …’

Il est important de noter que בְּ (be-) n’est pas un article défini, mais une préposition : en hébreu, l’article défini est ה (ha-), qui n’apparaît pas ici. Il ne s’agit donc pas de ‘au = le commencement’, mais de ‘au + commencement de’.

Ce point est capital. Le nom reshit est dans ce que la grammaire hébraïque appelle l’état construit. L’état construit signifie qu’un nom est incomplet en lui-même : il appelle un complément. Dans ce cas, רֵאשִׁית (reshit) se comprend comme « commencement de… » et non comme un « commencement » absolu.

Un nom sans article défini en hébreu est en état construit. Or Bereshit n’a pas d’article défini. La règle est donc sans équivoque : il faut lire « au commencement de… » suivi d’un complément.
Ce n’est pas une théorie moderne. C’est la grammaire hébraïque classique, telle qu’elle est formulée par la référence académique internationale : la Grammar of Biblical Hebrew de Paul Joüon et Takamitsu Muraoka (Rome, Institut Biblique Pontifical, 1991, révisée en 2006).

La règle de l’état construit est une règle fondamentale de l’hébreu biblique.

Voici un exemple simple qui l’illustre parfaitement. Le mot בַּיִת (bayit), qui signifie ‘maison’, passe à la forme בֵּית (beit) en état construit. Il ne peut alors pas se lire seul car il appelle obligatoirement un complément. Ainsi בֵּית הַמֶּלֶךְ (beit hammelekh) signifie ‘la maison du roi’. Le premier nom perd l’article défini et dépend grammaticalement du second. Aucune traduction sérieuse ne rendrait ce terme par « la maison » sans son complément.

C’est exactement cette même règle qui s’applique à בְּרֵאשִׁית (bereshit) : un nom sans article défini, en état construit, qui appelle un complément — ‘au commencement de …’. Cette règle est documentée et vérifiable directement sur le site académique BiblicalHebrew.org. ‘État construit hébreu‘ et ‘Chaînes construites hébraïques‘.

Autres grammaires académiques de référence internationale confirment cette même règle.

D’abord, la grammaire hébraïque de Wilhelm Gesenius — publiée pour la première fois en 1813 et considérée encore aujourd’hui comme l’une des références fondamentales de l’hébreu biblique — démontre dans sa section §130 les « usages élargis de l’état construit », montrant qu’un nom en état construit peut gouverner non seulement un nom mais aussi un verbe fini. Gesenius §130.

Ensuite, le sémitiste américain Cyrus H. Gordon, spécialiste de l’ougaritique et de l’hébreu biblique, publié par le même Institut Biblique Pontifical que Joüon-Muraoka, confirme dans son Ugaritic Textbook (Rome, Pontifical Biblical Institute, 1965, p. 56, note 1) qu’un nom peut se trouver en état construit devant un verbe fini — citant précisément les premiers mots de la Genèse comme exemple et concluant que le sens est ‘lorsque Dieu commença à créer‘. Gordon Ugaritic Textbook 1965.

Un point d’histoire important : le texte hébreu original ne contient que des consonnes. Les voyelles ont été ajoutées plusieurs siècles après la rédaction, par les massorètes, érudits juifs qui travaillèrent principalement à Tibériade entre le VIe et le Xe siècle de notre ère.

En vocalisant bereshit comme un absolu, ils ont figé une lecture théologique particulière. Mais la grammaire du texte consonantique, elle, ne ment pas. Et les Rouleaux de la mer Morte (Qumrân, IIIe s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.), qui témoignent du texte original pré-massorétique, confirment cette réalité consonantique antérieure.

La preuve par les textes parallèles
Pour comprendre en quoi Genèse 1:1 est une exception anormale, il suffit de regarder comment reshit et bereshit sont traduits partout ailleurs dans la Bible. La règle de l’état construit y est respectée sans exception.

Genèse 10:10 — « Le commencement de son royaume… » Reshit sans article, complément obligatoire, règle respectée. Le début de la phrase demande un complément, autrement dit, elle répond à la question : ‘au commencement de quoi ?’ Le complément étant ‘le royaume’ et en Genèse 1.1, c’est la même chose. La phrase demande au commencement de quoi ?’. Le complément étant le processus de création du ciel et de la terre …’.

Deutéronome 18:4 — « Les prémices de ton blé… » Même logique grammaticale, même respect du complément.

Jérémie 26:1 — « Au commencement du règne de Yehoyaqim… » Même mot bereshit, même construction, complément présent et conservé par toutes les traductions.

Amos 6:1 — « Les premiers des nations… » Reshit sans article, complément conservé.

Osée 1:2 — « Lorsque Jéhovah commença à faire des déclarations par l’intermédiaire d’Osée… » Le mot techillat (synonyme fonctionnel de reshit) est lui aussi en état construit et exige un complément. Ici un nom en état construit est suivi d’un verbe, exactement comme en Genèse 1:1.

Dans tous ces cas, sans exception, la règle est respectée. Personne ne coupe la phrase avant le complément. Mais en Genèse 1:1, le même mot, dans la même construction, est traduit « Au commencement, Dieu créa… » — sans complément. C’est une incohérence flagrante qui n’a qu’une seule explication : la tradition théologique a primé sur la grammaire.

Ce que disent les experts en linguistique hébraïque
Cette analyse n’est pas isolée. Elle est confirmée par des spécialistes de réputation internationale.
Robert D. Holmstedt, professeur de linguistique hébraïque ancienne à l’Université de Toronto, a publié en 2008 une étude décisive : « The Restrictive Syntax of Genesis i 1 », Vetus Testamentum, vol. 58, n°1, pp. 56-67, éditions Brill. Il y démontre que bereshit bara Elohim n’est pas une phrase autonome mais une clause introductive restrictive, qui fixe un cadre temporel pour les versets qui suivent. La grammaire du verset, conclut-il, ne permet pas de déduire un commencement absolu.
Nahum M. Sarna, grand exégète juif et directeur de la traduction de la NJPS Tanakh (1985), partage cette même lecture grammaticale rigoureuse.

Rashi, commentateur juif du XIe siècle, l’avait d’ailleurs déjà signalé : le mot habituel pour exprimer un commencement absolu serait barishona, et bereshit n’est jamais utilisé sans complément dans toute la Bible hébraïque. Rashi le disait il y a mille ans.


L’aveu de la Bible de Jérusalem (1956)
Ce qui rend ce cas particulièrement révélateur, c’est que la Bible de Jérusalem elle-même l’a reconnu. Réalisée sous la direction de l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem et publiée pour la première fois en un seul volume en 1956, cette traduction catholique de référence indique dans sa note b de bas de page pour Genèse 1:1 :
« On traduit aussi : Au commencement quand Dieu créa (ou quand Dieu commença à créer) le ciel et la terre, la terre était… Les deux traductions sont grammaticalement possibles … le v. 1 est une sorte de titre (une « suscription »). ».
Lisez attentivement. Ils admettent que les deux traductions sont grammaticalement possibles. Ils choisissent malgré tout la traduction traditionnelle, non pas parce qu’elle est grammaticalement correcte, mais parce que c’est ce que font toutes les anciennes versions. L’argument circulaire le plus classique qui soit : on suit la tradition parce que c’est la tradition.
Cet aveu est dissimulé dans une note de bas de page que la quasi-totalité des lecteurs ne lira jamais.

D’où vient l’erreur ? La Septante, la Vulgate et la Massore
La traduction traditionnelle ne vient pas de l’hébreu. Elle vient d’une chaîne de traductions et de décisions humaines qui se sont accumulées au fil des siècles.
La Septante, traduction grecque réalisée à Alexandrie à partir du IIIe siècle avant notre ère, traduit : En arkhè epoièsen ho theos — « Au commencement, Dieu fit… »
La Vulgate, traduction latine de Jérôme au IVe siècle de notre ère, reprend : In principio creavit Deus — « Au commencement, Dieu créa… »
Les massorètes, en vocalisant bereshit comme un absolu entre le VIe et le Xe siècle, ont ensuite figé cette lecture dans le texte hébreu lui-même. Toutes les traductions modernes en langues européennes ont hérité de cette chaîne. Elles ont traduit des traductions, et non le texte consonantique original. L’erreur s’est propagée pendant deux millénaires jusqu’à paraître intouchable.

Les traductions qui ont choisi la rigueur
Face à cette longue tradition, plusieurs traductions sérieuses ont eu le courage de respecter la grammaire.

La NJPS Tanakh (1985), traduction officielle de la Jewish Publication Society of America, réalisée par des érudits juifs anglophones dans une approche académique et non confessionnelle, traduit Genèse 1:1-3 comme une seule phrase dépendante : « When God began to create heaven and earth — the earth being unformed and void… God said, Let there be light. » Le verset 1 n’est pas une affirmation indépendante. C’est une ouverture narrative.

La Bible de Jérusalem 1956, première édition, traduit également dans cette ligne dans sa note b. Dans les éditions révisées ultérieures (dès 1973), ce texte a été effacé de la note pour imposer une forme de pensée erronée qui ne coïncide pas avec le contexte du chapitre entier.

La CEB — Common English Bible (2011) : ‘When God began to create the heavens and the earth — the earth was without shape or form…’.

La NRSV — New Revised Standard Version (1989) : texte principal ‘In the beginning when God created’, avec note proposant ‘When God began to create’.

Robert Alter, dont la traduction complète de la Bible hébraïque (The Hebrew Bible : A Translation with Commentary, W. W. Norton, 2018) est considérée par de nombreux spécialistes comme l’une des plus remarquables sur le plan philologique et littéraire. Il traduit Genèse 1:1 ainsi :
‘When God began to create heaven and earth…’, ‘Quand Dieu commença à créer le ciel et la terre…’.
Ce choix n’a rien de théologique. Robert Alter applique simplement la grammaire de l’état construit. Pour lui, בְּרֵאשִׁית (bereshit) signifie littéralement ‘au commencement de’, ce qui impose de poursuivre la phrase avec un verbe, exactement comme dans les autres passages où reshit ou techillat apparaissent en état construit.

Ces traductions ne sont donc pas marginales : elles sont le fait de spécialistes de l’hébreu biblique parmi les plus sérieux au monde. Leur choix n’est pas un caprice : c’est la grammaire qui l’exige.

Ce que dit vraiment Genèse 1:1-3
Voici ce que le texte hébreu dit lorsqu’on le respecte :
‘Lorsque Dieu commença à créer le ciel et la terre — la terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, et l’esprit de Dieu planait à la surface des eaux — Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut’.
Dans cette lecture, le verset 1 n’est pas une affirmation théologique sur une création ex nihilo — à partir de rien. C’est une introduction narrative dépendante. Le verset 2 en est le complément direct ! Il décrit l’état initial de la matière. C’est seulement au verset 3 que Dieu commence à agir et à ordonner la Création.

Si le verset 1 était une action achevée et définitive, le verset 2 ne devrait pas décrire une terre informe et vide. Le texte lui-même prouve la logique de cette lecture.

La doctrine de la création ex nihilo est une construction théologique élaborée bien après la rédaction du texte. Elle n’est pas dans l’hébreu. Elle y a été projetée et les traductions ont voulu la faire paraître évidente.

Conclusion
Cet article défend la vérité du texte dans son contexte, contre la tradition humaine qui l’a déformé.
La règle grammaticale est claire et vérifiable. Les textes parallèles la confirment. Des traducteurs parmi les plus sérieux au monde l’ont reconnu. La Bible de Jérusalem elle-même l’admettait, dans sa note b de bas de page en 1956.

Alors pourquoi la traduction incorrecte domine-t-elle encore ? Parce que la tradition et la peur de l’homme est une force immense. Parce que ce qui est répété depuis assez longtemps finit par paraître vrai. Parce que questionner la première phrase de la Bible est un acte qui dérange le subconscient et le mensonge de la théorie héliocentrique.
Voilà comment le lecteur qui fait confiance à une mauvaise traduction est manipulé dès le premier chapitre de la Bible …
Comparez les traductions. Retournez à l’origine. C’est cela, la recherche honnête de la vérité.

Genèse, chapitre 1 est une clé fondamentale pour comprendre la Création géocentrique de Jéhovah Dieu.
Vous allez découvrir, avec stupeur, que vous avez été trompé depuis le début sur la traduction et la compréhension de ce chapitre, et particulièrement du premier verset.

Voici la traduction classique du premier verset dans de nombreuses Bibles :
Genèse 1.1 : ‘Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre’. 
Ainsi, tout aurait été créé dès le premier verset. C’est aussi l’enseignement de l’EFA. Les écrits et le contexte des versets 2 à 31 deviennent obsolètes et inutiles, ce qui est totalement incohérent et invraisemblable !


Traductions comparées

NJPS Tanakh (1985, anglais)
Genesis 1.1-2 : ‘When God began to create heaven and earth, the earth being unformed and void, with darkness over the surface of the deep and a wind from God sweeping over the water’.

JPS Tanakh (1985, traduction française adaptée)
Genèse 1.1-2 : ‘Lorsque Dieu commença à créer le ciel et la terre, la terre était informe et vide, les ténèbres couvraient la surface de l’abîme, et un souffle venant de Dieu planait au‑dessus des eaux’.

Bible de Jérusalem (première édition 1956, français)
Genèse 1:1 : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. »
Comme toutes les autres Bibles, le texte principal conserve la traduction traditionnelle.

Cependant, dans sa note b, la Bible de Jérusalem 1956 reconnaît : « On traduit aussi : Au commencement quand Dieu créa (ou quand Dieu commença à créer) le ciel et la terre, la terre était… Les deux traductions sont grammaticalement possibles … le v. 1 est une sorte de titre (une « suscription »). » C’est un aveu capital, caché en bas de page.

Pour information, la JPS Tanakh est la traduction officielle de la Bible hébraïque publiée par la Jewish Publication Society of America (fondée en 1888). Elle est réalisée par des érudits juifs anglophones, avec une approche académique et non confessionnelle en respectant la syntaxe hébraïque et en évitant d’imposer des dogmes théologiques. Elle est largement utilisée dans les communautés juives anglophones, dans les synagogues, les universités, et les travaux exégétiques.


Le texte consonantique est la base de la compréhension biblique hébraïque

Les manuscrits hébreux sans voyelles sont à l’origine de la Bible.
Rouleaux de la mer Morte (Qumrân, IIIᵉ s. av. J.-C. – Iᵉ s. ap. J.-C.)
Fragments de la Genèse : 4QGenb, 4QGenh, 4QGenj, 4QGenk …
Fragments paléo-hébreux (4QpaleoExodm) et proto-massorétiques (4QIsaᵃ)
Tout cela témoigne d’une tradition consonantique antérieure à la fixation massorétique.

Les traductions grecques anciennes sont traduites depuis le texte consonantique.
Septante (LXX, IIIᵉ–IIᵉ s. av. J.-C.) Traduction grecque du texte hébreu consonantique.
Codex Vaticanus (IVᵉ s.), Codex Alexandrinus (Vᵉ s.), Codex Sinaiticus (IVᵉ s.).
Les Codex grecs sont des livres reliés qui recopient la Septante et ajoutent le Nouveau Testament qui n’existait pas encore lors de l’écriture de la Septante.
L’ORIGINE A TOUJOURS RAISON. C’est la base de la connaissance …


La Massore et la vocalisation

Système de vocalisation et de ponctuation ajouté au texte hébreu biblique entre le VIe et le Xe siècle par les massorètes, pour fixer la prononciation et la lecture.
Le texte hébreu original (pré-massorétique) ne contient que des consonnes. Les voyelles ont été ajoutées plusieurs siècles après la rédaction du texte.
En vocalisant ‘bereshit’ comme un absolu, les massorètes ont imposé une lecture théologique : ‘Au commencement, Dieu créa…’
Voilà pourquoi la traduction classique s’est imposée avec le temps. A cause de la Massore et de la science héliocentrique ! Le volet scientifique sera détaillé dans le dossier ‘Création géocentrique‘.

► Comment vérifier les faits ? Retourner à l’origine et considérer d’autres versets.
Nous avons déjà vu l’origine de la Bible par le texte consonantique. Voici quelques versets qui confortent l’idée de Genèse 1.1 avec un nom en état construit qui nécessite un complément.


■ Versets parallèles et vérification contextuelle


Genèse 2.4
‘Voici les origines du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés’ …
Même logique : un titre introductif suivi d’un complément


Lévitique 25.48
‘ Après qu’il se sera vendu, il y aura pour lui un droit de rachat ‘…
La préposition acharei (“après”) introduit une dépendance, comme bereshit.


Isaïe 29.1
‘Malheur à Ariel, Ariel, la cité où David campa’ …
Le nom en état construit appelle un complément (‘kiryat’, ville de).


Jérémie 26.1
‘Au commencement du règne de Yehoyaqim’ …
‘Même structure , ‘bereshit’ suivi d’un complément.


Osée 1.2
‘Quand Jéhovah commença à faire des déclarations par l’intermédiaire d’Osée’ …
Le mot ‘techillat’ (“commencement de”) exige un complément, exactement comme ‘bereshit’. Il y a un nom en état construit suivi d’un verbe, comme en Genèse 1.1 !

Dans tous ces cas, le mot introductif* est en état construit et exige un complément (*‘bereshit, techillat, acharei, behibar’am’).
Cela confirme que Genèse 1.1 doit être lu comme une clause introductive dépendante, ‘lorsque Dieu commença à créer… ’, et non comme une phrase autonome, ‘Au commencement, Dieu créa… ’.


Que disent des experts linguistiques en langues sémitiques et des exégètes juifs ?


Robert D. Holmstedt, Professeur de linguistique hébraïque à l’Université de Toronto. Michael S. Heiser (Docteur en langues sémitiques et en Bible hébraïque, Université du Wisconsin–Madison). Nahum M. Sarna : grand exégète juif, traducteur et commentateur pour la Jewish Publication Society qui a dirigé la traduction de la JPS Tanakh (1985). Tous reconnaissent la traduction biblique de la JPS Tanakh.


Résumé de la revue scientifique ‘Vetus Testamentum’, volume 58, p. 56‑67, (2008)
Étude : The Restrictive Syntax of Genesis 1:1’ par Robert D. Holmstedt.
Il démontre que Genèse 1.1 ne doit pas être traduit par, ‘ Au commencement Dieu créa… ’.
Le terme ‘bereshit’, sans article défini dans le texte massorétique, ne peut désigner un commencement absolu. La traduction correcte est ‘ Lorsque Dieu commença à créer … ’.
La structure hébraïque (nom en ‘état construit’ suivi d’un verbe) s’explique par une relative* non marquée (*proposition dépendante sans mot relatif explicite, comme ‘qui/que’). En hébreu biblique, ces relatives sont toujours restrictives . Elles définissent le sujet et introduisent le récit.
Robert Holmstedt rapproche Genèse 1.1 d’autres passages bibliques et d’exemples akkadiens ayant la même syntaxe.
Ainsi, ‘bereshit bara Elohim’ n’est pas une phrase autonome mais une introduction restrictive
car elle fixe un cadre temporel pour les versets qui suivent. Le texte n’enseigne pas une création ex nihilo instantanée, mais un processus créatif progressif, commençant par une terre informe et vide avant l’organisation des six jours comme le montre le contexte du chapitre.
Genèse 1.1 est une phrase d’ouverture narrative, qui pointe vers un commencement relatif et particulier de l’œuvre créatrice, et non vers ‘le début absolu de tout’.


■ Conclusion logique.

Si Genèse 1.1 était une action achevée, le verset 2 ne devrait pas décrire un état informe et vide.  
Le fait que Dieu commence à parler en créant quelque chose de nouveau au verset 3, démontre que l’action commence là, et que le verset 1 préparait la scène.
Ce que Jéhovah a créé au départ est expliqué au verset 2. Il y a déjà une terre informe et vide sous forme d’eau, plongée dans les ténèbres, et l’Esprit de Dieu qui plane au-dessus, prêt à créer.
Cela signifie que Dieu a commencé à créer une matière brute : une terre sans forme, sans vie, sans lumière, sans étendue, sans astres, sans faune ni flore et sans humains. Tout cela est clairement compréhensible pour un lecteur réfléchi qui n’est pas influencé par l’esprit du système de choses environnant.


A partir du verset 3, Dieu crée ! La lumière au premier jour, l’étendue/firmament au deuxième jour, la terre sèche et la flore au troisième jour, le soleil et la lune au quatrième jour, les animaux aux cinquième et sixième jours et l’homme au sixième jour.
Tout cela nécessite une création ordonnée, qui commence seulement au verset 3 et se déploie dans les six périodes.


>> Voilà comment le lecteur, qui fait confiance à la traduction, est manipulé dès le premier chapitre de la Bible ! D’après les véritables explications Divines de Genèse 1, il est facile de comprendre que la terre est le centre de la Création de Dieu. C’est de la plus haute importance pour ne pas être enseigné par le Diable. Le soleil et la lune sont assujettis à notre belle terre que Jéhovah Dieu nous a donné pour y vivre éternellement (Gn 1.28-29 ; 2.15 ; Ps 37.11, 29 ; Is 45.18 ; Mt 5.5 ; Rv 21.3) …

La Traduction du Monde Nouveau (TMN) de la Société Watchtower ajoute systématiquement le qualificatif ‘vrai’ devant le mot ‘Dieu’ dans des centaines de versets, alors que ce mot n’existe pas dans les textes sources hébreux massorétiques.
La TMN le reconnaît elle-même en note de bas de page pour Genèse 5.22, la Bible NWT anglaise indique ‘Lit., the God.’ — littéralement ‘le Dieu’. Le mot ‘vrai’ est donc un ajout interprétatif, non une traduction.
Ce que dit le texte hébreu : les expressions haʼElohim (הָאֱלֹהִים) et haʼEl (הָאֵל) signifient simplement ‘le Dieu’ — l’article défini ‘ha’ (ה) devant le nom Divin. Aucun mot hébreu correspondant à ‘vrai’ (emet, H571) n’est présent dans ces textes.
Toutes les références ci-dessous partagent ce même constat : le mot ‘vrai’ est absent du texte hébreu original et donc des concordances Strong …


Traduction ou interprétation ?
Le lexique de la Bible TMN 1995, page 1834, l’admet sans ambiguïté. L’expression hébraïque haʼElohim signifie littéralement ‘le Dieu’, et le mot ‘vrai’ est ajouté par les traducteurs pour, selon eux, ‘restituer le sens complet’. C’est là que le problème commence.
Une traduction fidèle rend ce que le texte dit. Une interprétation ajoute ce que le traducteur croit que le texte veut dire. Or quand Moïse, Josué ou les prophètes parlent de ‘le Dieu’, leurs lecteurs hébreux n’avaient aucun doute sur l’identité de ce Dieu, nul besoin de préciser qu’il est ‘vrai’. Le texte se suffit à lui-même, comme il s’est suffi pendant trois mille ans. Ajouter ‘vrai’ n’apporte rien au sens ! Cela révèle seulement le filtre doctrinal du traducteur, appliqué ici près de 400 fois sans aucun appui dans le texte source.


Les lexicographes que la Société Watchtower cite… et qui la contredisent.
Pour justifier l’ajout de ‘vrai’ devant ‘Dieu’, l’appendice de la TMN de 1995 cite trois spécialistes indépendants.
Zorell écrit (p. 54) que haʼÉlohim désigne ‘particulièrement le seul vrai Dieu, Jahvé’. Le dictionnaire ST précise : ‘haʼÉlohim — le Dieu, le vrai Dieu.’ Et Touzard, dans sa Grammaire hébraïque abrégée (Paris, 1905), explique que l’article défini hébreu s’emploie ‘par voie d’excellence’, haʼÉlohim signifiant ainsi ‘le vrai Dieu, c’est-à-dire Dieu’.
Mais aucun de ces auteurs ne dit qu’il faut ajouter le mot ‘vrai’ dans le texte traduit. Ils expliquent ce que la forme hébraïque implique pour un lecteur de l’hébreu, ce qui est très différent d’une licence de traduction. Une grammaire qui dit ‘haʼÉlohim signifie le vrai Dieu’ décrit le sens contextuel de la forme ; elle n’autorise pas à insérer un qualificatif absent puisque ‘ha’Élohim signifie littéralement ‘le Dieu’, c’est-à-dire le seul Créateur des esprits et du monde physique (le ciel et la terre). Aucune des grandes traductions académiques n’a tiré cette conclusion des mêmes grammaires.


Les 8 versets qui brisent la règle.
C’est ici que l’argument de la Société Watchtower s’effondre complètement. L’appendice lui-même reconnaît que haʼÉlohim, la même forme grammaticale avec le même article défini, désigne d’autres dieux en 8 versets : Exode 18.11 ; 22.20 ; Deutéronome 10.17 ; Juges 10.14 ; 2 Chroniques 2.5 ; Psaumes 86.8 ; 136.2 ; Jérémie 11.12.
Si l’article défini ha suffisait à imposer le sens ‘vrai’, alors la TMN devrait écrire ‘le vrai Dieu’ dans ces 8 versets aussi, y compris pour les faux dieux des nations. Elle ne le fait évidemment pas … Ce qui prouve que la règle invoquée n’est pas grammaticale mais sélective, c’est-à-dire doctrinale. L’article défini hébreu ne dit pas le mot ‘vrai’, c’est le traducteur qui décide quand ce mot apparaît, selon ses convictions, non selon le texte sacré qui ne doit pourtant pas être modifié !


Annexe, haʼAdhôn : un troisième ajout du même type.
Le même procédé s’applique au titre haʼAdhôn, ‘le Seigneur’, que la TMN rend par ‘le vrai Seigneur’. L’appendice de la TMN 1995 reconnaît que cette forme, article défini ha devant Adhôn, s’applique exclusivement à Jéhovah dans la Massore, en 9 versets : Exode 23.17 ; 34.23 ; Isaïe 1.24 ; 3.1 ; 10.16, 33 ; 19.4 ; Michée 4.13 ; Malachie 3.1. Le pluriel haʼAdhonim apparaît deux fois : Deutéronome 10.17 ; Psaumes 136.3.
Le mot ‘vrai’ y est absent du texte hébreu exactement comme pour haʼÉlohim et haʼÉl. Le mécanisme est identique. Un article défini hébreu parfaitement ordinaire, une interprétation doctrinale glissée dans le texte traduit, aucun appui dans l’original.
La TMN de 1995 avait au moins l’honnêteté de signaler ces ajouts en appendice et de les mettre entre crochets. La Bible d’étude TMN de 2018 a supprimé ces explications et effacé les crochets. On est passé de la faute avouée à la falsification silencieuse.
Rendez-vous compte de la gravité. Tous les frères et sœurs lisent ‘le vrai Dieu’ dans la Bible sacrée mais c’est faux … C’est prendre les frères et sœurs pour des enfants en leur inculquant un mensonge à chaque fois …


Genèse 46.3 — Dieu est-il obligé de préciser qu’il est ‘vrai’ ?
L’absurdité de l’ajout éclate dans toute sa force en Genèse 46.3. C’est Jéhovah lui-même qui parle directement à Jacob en disant : ‘Je suis le vrai Dieu, le Dieu de ton père.’ Dieu se présente à Jacob, et selon la TMN, il aurait besoin de préciser qu’il est vrai ? Comme s’il devait se justifier, se distinguer, convaincre ? C’est théologiquement absurde. Jamais dans toute l’Écriture, Jéhovah ne ressent le besoin de qualifier sa propre divinité. Il dit simplement ‘Je suis’, ‘Je suis Dieu’, ‘Je suis le Dieu de ton père’, et cela suffit. La majesté du texte hébreu est précisément dans cette sobriété. En ajoutant ‘vrai’, la TMN ne renforce pas le texte, elle le ridiculise, en prêtant à Dieu une insécurité qu’il n’a jamais eue. Cet exemple est un parmi 400, mais il est très parlant, car si l’ajout est inutile dans la bouche même de Dieu, il est inutile partout puisque c’est par l’Esprit Saint que la Bible a été écrite …


Ajouter des mots absents du texte source est une faute de traduction !
Toute traduction sérieuse de la Bible repose sur un principe fondamental. Le traducteur n’a pas autorité sur le texte, il en est le serviteur. Ce principe est attesté par les sources les plus solides.
Le texte lui-même l’interdit. Deutéronome 4.2 pose la règle dès le départ : ‘Vous ne devez rien ajoutez à la parole que je vous commande, et vous n’en devez rien retrancher’. Proverbes 30.6 la répète : ‘N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur.’ Révélation 22.18 est dans la même veine. Ces avertissements s’adressent précisément à ceux qui manipulent le texte sous couvert d’interprétation bienveillante …
Les principes de traduction académiques le confirment. La traduction biblique fidèle distingue rigoureusement ce qui est dans le texte source de ce qui peut être déduit par le contexte. Lorsqu’un mot doit être ajouté pour des raisons de syntaxe ou de clarté, la convention universelle est de le signaler en italique (tradition King James, Luther) ou entre crochets [ ]. Ne pas le faire, ou le faire de façon sélective selon une doctrine, constitue ce que les spécialistes appellent une traduction tendancieuse.
Le cas de la TMN est particulièrement grave parce que l’ajout de ‘vrai’ n’est ni isolé, ni signalé en crochets dans la très grande majorité des cas : il est fondu dans le texte courant sur 400 versets, donnant au lecteur l’illusion que c’est ce que l’hébreu dit, alors que le texte dit simplement ‘le Dieu’. La Société Watchtower elle-même, dans sa note sur Genèse 5.22 (‘Lit., the God’), reconnaît implicitement l’écart entre le texte et sa traduction. Reconnaître l’écart en note tout en le dissimulant dans le corps du texte principal n’est pas de la transparence, c’est une contradiction qui illustre exactement ce que la traduction ne devrait jamais faire.


Partie 1 — Expression haʼElohim (368 occurrences)
La Bible TMN 2018 rend 365 de ces 368 occurrences par ‘le vrai Dieu’. Les 3 exceptions, rendues simplement ‘Dieu’ sans ‘vrai’, sont : 1 Samuel 4.8 (×2) et 6.20.

Genèse : 5.22, 24 ; 6.2, 4, 9, 11 ; 17.18 ; 20.6, 17 ; 22.1, 3, 9 ; 27.28 ; 31.11 ; 35.7 ; 41.25, 28, 32, 32 ; 42.18 ; 44.16 ; 45.8 ; 48.15, 15
Exode : 1.17, 21 ; 2.23 ; 3.1, 6, 11, 12, 13 ; 4.20, 27 ; 14.19 ; 17.9 ; 18.5, 12, 16, 19, 19 ; 19.3, 17, 19 ; 20.20, 21 ; 21.6, 13 ; 22.8, 9 ; 24.11, 13
Nombres : 22.10 ; 23.27
Deutéronome : 4.35, 39 ; 7.9 ; 33.1
Josué : 14.6 ; 22.34 ; 24.1
Juges : 6.20, 36, 39 ; 7.14 ; 13.6, 6, 8, 9, 9 ; 16.28 ; 18.31 ; 20.2, 27 ; 21.2
1 Samuel : 4.4, 13, 17, 18, 19, 21, 22 ; 5.1, 2, 10, 10, 11 ; 9.7, 8, 10 ; 10.3, 5, 7 ; 14.18, 18, 36
2 Samuel : 2.27 ; 6.2, 3, 4, 6, 7, 7, 12, 12 ; 7.2, 28 ; 12.16 ; 14.17, 20 ; 15.24, 24, 25, 29 ; 16.23 ; 19.27
1 Rois : 8.60 ; 12.22, 22 ; 13.4, 5, 6, 6, 7, 8, 11, 12, 14, 14, 21, 26, 29, 31 ; 17.18 ; 18.21, 24, 24, 37, 39, 39 ; 19.8 ; 20.28
2 Rois : 1.9, 11, 12, 13 ; 4.7, 16, 21, 22, 25, 25, 27, 27, 40, 42 ; 5.8, 14, 15, 20 ; 6.6, 9, 10, 15 ; 7.2, 17, 18, 19 ; 8.2, 4, 7, 8, 11 ; 13.19 ; 19.15 ; 23.16, 17
1 Chroniques : 5.22 ; 6.48, 49 ; 9.11, 13, 26, 27 ; 13.5, 6, 7, 8, 12, 12, 14 ; 14.11, 14, 15, 16 ; 15.1, 2, 15, 24, 26 ; 16.1, 1, 6, 42 ; 17.2, 21, 26 ; 21.7, 8, 15, 17 ; 22.1, 2, 19, 19 ; 23.14, 28 ; 24.5 ; 25.5, 5, 6 ; 26.20, 32 ; 28.3, 12, 21 ; 29.7
2 Chroniques : 1.3, 4 ; 3.3 ; 4.11, 19 ; 5.1, 14 ; 7.5 ; 8.14 ; 9.23 ; 10.15 ; 11.2 ; 13.12, 15 ; 15.18 ; 18.5 ; 19.3 ; 22.12 ; 23.3, 9 ; 24.7, 9, 13, 16, 20, 27 ; 25.7, 8, 9, 9, 20, 24 ; 26.5, 5, 7 ; 28.24, 24 ; 29.36 ; 30.12, 16, 19 ; 31.13, 14, 21 ; 32.16, 31 ; 33.7, 13 ; 35.8 ; 36.16, 18, 19
Esdras : 1.3, 4, 5 ; 2.68 ; 3.2, 8, 9 ; 6.22 ; 8.36 ; 10.1, 6, 9
Néhémie : 4.15 ; 5.13 ; 6.10 ; 7.2 ; 8.6, 8, 16, 18 ; 9.7 ; 10.28, 29, 29 ; 11.11, 16, 22 ; 12.24, 36, 40, 43 ; 13.1, 7, 9, 11
Job : 1.6 ; 2.1, 10
Psaumes : 87.3 ; 90 (suscription)
Ecclésiaste : 2.24, 26 ; 3.11, 14, 14, 15, 17, 18 ; 5.1, 2, 2, 6, 7, 18, 19, 20 ; 6.2, 2 ; 7.13, 14, 26, 29 ; 8.12, 15, 17 ; 9.1, 7 ; 11.5, 9 ; 12.7, 13, 14
Isaïe : 37.16 ; 45.18
Jérémie : 35.4
Ézéchiel : 31.9
Daniel : 1.2, 9, 17 ; 9.3, 11
Jonas : 1.6 ; 3.9, 10, 10 ; 4.7


Partie 2 — Expression haʼEl (32 occurrences)
Même constat : le mot ‘vrai’ est absent du texte hébreu. La TMN rend haʼEl (= ‘le Dieu’) par ‘le vrai Dieu’ dans le texte ou en note.
Note : Deutéronome 7.9 figure légitimement dans les deux listes car le verset contient les deux formes dans la même phrase : הָאֱלֹהִים (haʼElohim) immédiatement suivi de הָאֵל הַנֶּאֱמָן (haʼEl han-neʼemân). Ce n’est pas un doublon. C’est même un verset révélateur ! Pour haʼElohim, la TMN ajoute ‘vrai’ sans appui textuel ; pour haʼEl, le qualificatif est הַנֶּאֱמָן (han-neʼemân = fidèle), et la TMN traduit ici correctement ‘le Dieu fidèle’, ce qui prouve que quand le texte dit effectivement quelque chose, elle le rend, et quand il ne dit rien, elle invente le mot ‘vrai’ …

Genèse : 31.13 ; 35.1, 3 ; 46.3
Deutéronome : 7.9 ; 10.17 ; 33.26
2 Samuel : 22.31, 33, 48
Néhémie : 1.5 ; 9.32
Job : 13.8 ; 21.14 ; 22.17 ; 31.28 ; 33.6 ; 34.10, 37 ; 40.9
Psaumes : 18.30, 32, 47 ; 57.2 ; 68.19, 20 ; 77.14 ; 85.8
Isaïe : 5.16 ; 42.5
Jérémie : 32.18
Daniel : 9.4


Bilan
Sur 400 occurrences totales (368 haʼElohim + 32 haʼEl), le mot ‘vrai’ est absent du texte hébreu dans la totalité des cas. La TMN l’ajoute de manière systématique sans aucun appui textuel.


Versets où le mot ‘vrai’ est réellement dans le texte original.
Pour être rigoureux, voici les seuls versets de toute la Bible où un mot signifiant ‘vrai’ est effectivement présent dans l’hébreu ou le grec à côté du mot ‘Dieu’ :
Jérémie 10.10 — Hébreu : Jéhovah Elohim emet — le mot emet (אֱמֶת, H571 = vérité, vrai) est dans le texte. La TMN traduit correctement : ‘Jéhovah est le vrai Dieu’.
2 Chroniques 15.3 — Hébreu : elohé emet (= Dieu de vérité/vrai). Le mot emet est présent.
Jean 17.3 — Grec : ton monon alēthinon theon — le mot alēthinon (ἀληθινόν, G228 = vrai, authentique) est dans le texte grec.
1 Thessaloniciens 1.9 — Grec : theō… alēthinō — alēthinō est présent.
1 Jean 5.20 — Grec : ton alēthinon theon — alēthinon est présent.
Ces 5 versets sont les seuls où la traduction ‘vrai Dieu’ repose sur une base textuelle réelle, soit moins de 1,3 % des 400 occurrences recensées dans la TMN.
Ainsi, le Collège Central apostat trompe les fidèles et leur foi en modifiant la Sainte Bible, sans raison valable … Cette attitude d’esprit révèle un orgueil démesuré, au mépris de la crainte respectueuse de Jéhovah Dieu qui aurait pu mettre le mot ‘vrai’ où il veut et quand il veut, et personne n’a à décider à sa place …

En cours de développement. Merci pour votre patience …

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La Traduction du Monde Nouveau ajoute quatre fois le mot ‘autres’ en Colossiens 1.16-17, un mot totalement absent du texte grec original. Dans l’ancienne édition de 1995, ce mot était au moins signalé entre crochets [ ], aveu implicite qu’il s’agissait d’un ajout. Dans la nouvelle Bible, édition d’étude de 2018, les crochets ont disparu, le mot est fondu dans le texte courant comme s’il faisait partie de l’original. C’est une aggravation de la tromperie. Le Collège Central apostat est passé d’une faute signalée à une falsification silencieuse de la parole de Dieu sacrée.


Le verset 15 pose d’emblée le cadre
En Colossiens 1.15, Paul dit de Jésus qu’il est ‘l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création’. Deux réalités qui se suffisent à elles-mêmes. Une image n’est pas l’original. Celui qui est l’image de Dieu n’est pas Dieu. Et un premier-né est, par définition, né, donc engendré, c’est-à-dire distinct de celui dont il est issu. Paul ne laisse aucune ambiguïté, Jésus est soumis au Père, reflet de sa gloire mais non égal à lui. C’est sur cette base que s’appuie tout ce qui suit en Colossiens 1.16-17, et c’est précisément ce que le texte grec de ces versets confirme, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter un seul mot.


Ce que dit réellement le texte grec
Paul écrit πάντα, ‘toutes choses’, sans restriction d’aucune sorte. Mais il prend soin de définir lui-même ce qu’il entend par là. Immédiatement, dans le même verset , il parle des ‘trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs’. Il ne parle pas de la création physique de l’univers, des étoiles, de la terre, des êtres vivants. Ce sont les structures d’autorité et de gouvernance, célestes et terrestres, visibles et invisibles dont il est question. C’est le contexte immédiat, fourni par Paul lui-même, qui définit ‘toutes choses’. Il n’y a aucune ambiguïté à lever, aucun ajout nécessaire.


La préposition qui dit tout
Paul n’écrit pas ὑπ’ αὐτοῦ (hyp autou) qui signifierait ‘par lui’ comme cause première. Il emploie la préposition grecque δι’ αὐτοῦ, di autou, qui signifie ‘par l’intermédiaire de’, ou ‘au moyen de’. C’est une préposition d’instrument, pas de source. Jean 1.3 utilise la même construction : ‘toutes choses vinrent à l’existence par son intermédiaire’. Jéhovah est la volonté et la puissance créatrice. Jésus est l’agent exécuteur, celui par qui Jéhovah réalise son dessein, comme un architecte qui conçoit et un maître d’œuvre qui exécute : la maison appartient à l’architecte, au créateur, pas au maître d’œuvre. Proverbes 8.30 exprime la même réalité avec une image concrète : ‘je devins près de lui comme un habile ouvrier’, non comme un co-créateur égal, mais comme l’instrument privilégié du seul vrai Créateur. Le texte brut, sans ajout, enseigne exactement cela.


L’ajout est donc inutile et c’est là le problème
La Société Watchtower ajoute le mot ‘autres’ pour signifier que Jésus est lui-même une créature, distincte de Jéhovah. Mais le texte grec brut, lu dans son contexte, enseigne exactement cela, sans qu’on y touche. Il n’y a pas le moindre besoin d’ajouter un seul mot pour comprendre que Jésus n’est pas Jéhovah, qu’il est soumis à lui, qu’il agit par délégation et non par autorité propre. Jean 1.2 le dit avec une simplicité désarmante, Jésus ‘était au commencement avec Dieu’, AVEC Dieu, donc il y a deux personnes spirituelles ici. On ne peut pas être avec quelqu’un et être cette même autre personne …
Un texte qui dit que Jésus agit par l’intermédiaire de Jéhovah ne fait pas de Jésus Jéhovah. Le contexte suffit. La grammaire suffit. Le lecteur attentif et honnête le comprend très bien …


La double faute de la Société Watchtower
En ajoutant le mot ‘autres’, le Collège Central apostat commet deux fautes simultanées.
La première est textuelle , elle modifie un texte inspiré pour y insérer un mot qui n’y est pas, en violation du principe fondamental de toute traduction honnête et en violation directe de Proverbes 30.6 qui dit : ‘N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur’.
La seconde est logique, elle résout par la manipulation un problème que le texte ne posait pas. Car en lisant Colossiens 1.16 avec sa définition contextuelle, sa préposition instrumentale et l’ensemble du témoignage scripturaire, la distinction entre Jéhovah et Jésus est parfaitement claire sans toucher au texte. L’ajout est une faute inutile.


Ce que cela dit aux fidèles
Un lecteur qui lit la TMN croit lire la pure Parole de Dieu. Il ne sait pas que le mot ‘autres’ a été ajouté dans la nouvelle édition, même les crochets qui le signalaient ont disparu. Ce lecteur est donc trompé car on lui fait croire que Paul a écrit quelque chose que Paul n’a pas dit. Ce n’est pas le protéger dans sa foi. C’est le priver du droit de lire le texte tel qu’il est, en toute confiance, car le texte sacré se suffit à lui-même …


La justification par le raisonnement circulaire
Pour défendre l’ajout de ‘autres’ en Colossiens 1.16, la TMN renvoie en note de bas de page à Luc 11.41 et 11.42 comme exemples comparables justifiant ce procédé. Les textes grecs originaux des deux versets ont été vérifiés dans l’interlinéaire :
En Luc 11.41, πάντα signifie ‘toutes choses’, sans restriction. En Luc 11.42, πῆν λάχανον signifie ‘toute herbe potagère’, sans restriction. Le mot ‘autres’ est absent des deux versets.
Le constat est sans appel. La TMN ajoute le mot ‘autres’ en Luc 11.41 et 11.42 sans aucune base dans le texte grec, puis cite ces deux mêmes versets falsifiés en note de Colossiens 1.16 pour légitimer l’ajout du même mot dans ce passage (la note écrit : ‘a“ toutes les [autres] ”, comme en Lc 11:41, 42.’). Le lecteur qui suit ce renvoi croit trouver une confirmation textuelle sérieuse. Il tombe en réalité sur deux autres falsifications.
Ce n’est pas une coïncidence ni une maladresse isolée. C’est un système trompeur voulu ! Chaque ajout en justifie un autre, aucun ne repose sur le texte grec réel. En traduction, on appelle cela un raisonnement circulaire. Dans le contexte d’une Bible présentée comme fidèle à l’original, on peut l’appeler par son nom : un mensonge documenté, vérifiable par quiconque dispose d’un interlinéaire grec. Et ce n’est pas un cas isolé, la même méthode se retrouve dans d’autres passages de la TMN, comme dans les articles connexes de cette même page du site …


Les orgueilleux qui manipulent la Bible n’ont aucun respect pour le Dieu Créateur Jéhovah, ni pour ses frères et sœurs qu’ils trompent …


En cours de développement. Merci pour votre patience …

La Bible est sacrée et même si l’Esprit Saint nous l’explique, il est évident qu’une bonne traduction évite de nous tromper.

A chaque fois que la Bible TMN18 ajoute une astérisque après un mot et que le renvoi en bas de page ajoute ‘Litt. c’est-à-dire ‘Littéralement’ ,avec un ou plusieurs mots, cela signifie que les traducteurs se sont permis d’enlever les mots d’origines de la Bible pour en mettre d’autres, et c’est souvent une erreur de traduction qui peut induire une autre erreur d’interprétation …

Traduction du monde nouveau (TMN18 – nwtls-F)

(Litt. = Littéralement = mots d’origines préservés)

1.16, 29

3.1

7.18

8.2

44.15

10.4, 12-14, 19

5.23

4.39

30.4

6.5

7.12

16 en entier à vérifier

17.54

24 en entier à vérifier

24.10

2.5

5.6, 9, 11, 14

6.4, 11, 18

8.27, 37

12.21

16.24

19.19

22.22

2.4, 6

3.11

20.4

6.28

7.13

26.7, 10

38.4

19.4

48.13

74.16

78.46, 69

104.5

105.34

3.1

8.27

12.11, 20

14.30

30.27

22.18* (balle), 30.21

33.4

40.22* (cercle), 28

42.5

54.8 (face H6440)

63.9 Litt. face de l’ange

46.23

51.14, 27

12.3

4.9

7.1

3.15, 17

2.6


3.4

5.22

6.18, 22, 30

24.29, 31

28.19-20

1.6

13.24, 27

2.21

17.10

21.35

18.22

5.27-29

10.9

17.26

13.1

16.4

6.1

5.11

3.13 (Christ, Christos G5547)

3.5

12.4

1.2

4.12

13

2.14-15

5.7

6.3, 5, 7, 9, 12

8.5

9.1, 3, 5, 7

12.13

13.1 en entier à vérifier

16.8


Extraits thématiques de mes 7 courriers à la Société Watchtower

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En courant à côté du char, Philippe entendit l’Éthiopien qui lisait à voix haute le prophète Isaïe. Il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? » Il répondit : « Mais comment pourrais-je comprendre, si personne ne me guide ? » Et il invita Philippe à monter s’asseoir avec lui (Actes des Apôtres 8.30-31).