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Colossiens 1.16-17 – Quatre mots ajoutés, une falsification silencieuse

La Traduction du Monde Nouveau ajoute quatre fois le mot ‘autres’ en Colossiens 1.16-17, un mot totalement absent du texte grec original. Dans l’ancienne édition de 1995, ce mot était au moins signalé entre crochets [ ], aveu implicite qu’il s’agissait d’un ajout. Dans la nouvelle Bible, édition d’étude de 2018, les crochets ont disparu, le mot est fondu dans le texte courant comme s’il faisait partie de l’original. C’est une aggravation de la tromperie. Le Collège Central apostat est passé d’une faute signalée à une falsification silencieuse de la parole de Dieu sacrée.


Le verset 15 pose d’emblée le cadre

En Colossiens 1.15, Paul dit de Jésus qu’il est ‘l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute création’. Deux réalités qui se suffisent à elles-mêmes. Une image n’est pas l’original. Celui qui est l’image de Dieu n’est pas Dieu. Et un premier-né est, par définition, né, donc engendré, c’est-à-dire distinct de celui dont il est issu. Paul ne laisse aucune ambiguïté, Jésus est soumis au Père, reflet de sa gloire mais non égal à lui. C’est sur cette base que s’appuie tout ce qui suit en Colossiens 1.16-17, et c’est précisément ce que le texte grec de ces versets confirme, sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter un seul mot.


Ce que dit réellement le texte grec

Paul écrit πάντα, ‘toutes choses’, sans restriction d’aucune sorte. Mais il prend soin de définir lui-même ce qu’il entend par là. Immédiatement, dans le même verset , il parle des ‘trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs’. Il ne parle pas de la création physique de l’univers, des étoiles, de la terre, des êtres vivants. Ce sont les structures d’autorité et de gouvernance, célestes et terrestres, visibles et invisibles dont il est question. C’est le contexte immédiat, fourni par Paul lui-même, qui définit ‘toutes choses’. Il n’y a aucune ambiguïté à lever, aucun ajout nécessaire.


La préposition qui dit tout

Paul n’écrit pas ὑπ’ αὐτοῦ (hyp autou) qui signifierait ‘par lui’ comme cause première. Il emploie la préposition grecque δι’ αὐτοῦ, di autou, qui signifie ‘par l’intermédiaire de’, ou ‘au moyen de’. C’est une préposition d’instrument, pas de source. Jean 1.3 utilise la même construction : ‘toutes choses vinrent à l’existence par son intermédiaire’. Jéhovah est la volonté et la puissance créatrice. Jésus est l’agent exécuteur, celui par qui Jéhovah réalise son dessein, comme un architecte qui conçoit et un maître d’œuvre qui exécute : la maison appartient à l’architecte, au créateur, pas au maître d’œuvre. Proverbes 8.30 exprime la même réalité avec une image concrète : ‘je devins près de lui comme un habile ouvrier’, non comme un co-créateur égal, mais comme l’instrument privilégié du seul vrai Créateur. Le texte brut, sans ajout, enseigne exactement cela.


L’ajout est donc inutile et c’est là le problème

La Société Watchtower ajoute le mot ‘autres’ pour signifier que Jésus est lui-même une créature, distincte de Jéhovah. Mais le texte grec brut, lu dans son contexte, enseigne exactement cela, sans qu’on y touche. Il n’y a pas le moindre besoin d’ajouter un seul mot pour comprendre que Jésus n’est pas Jéhovah, qu’il est soumis à lui, qu’il agit par délégation et non par autorité propre. Jean 1.2 le dit avec une simplicité désarmante, Jésus ‘était au commencement avec Dieu’, AVEC Dieu, donc il y a deux personnes spirituelles ici. On ne peut pas être avec quelqu’un et être cette même autre personne …
Un texte qui dit que Jésus agit par l’intermédiaire de Jéhovah ne fait pas de Jésus Jéhovah. Le contexte suffit. La grammaire suffit. Le lecteur attentif et honnête le comprend très bien …


La double faute de la Société Watchtower

En ajoutant le mot ‘autres’, le Collège Central apostat commet deux fautes simultanées.
La première est textuelle , elle modifie un texte inspiré pour y insérer un mot qui n’y est pas, en violation du principe fondamental de toute traduction honnête et en violation directe de Proverbes 30.6 qui dit : ‘N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur’.
La seconde est logique, elle résout par la manipulation un problème que le texte ne posait pas. Car en lisant Colossiens 1.16 avec sa définition contextuelle, sa préposition instrumentale et l’ensemble du témoignage scripturaire, la distinction entre Jéhovah et Jésus est parfaitement claire sans toucher au texte. L’ajout est une faute inutile.


Ce que cela dit aux fidèles

Un lecteur qui lit la TMN croit lire la pure Parole de Dieu. Il ne sait pas que le mot ‘autres’ a été ajouté dans la nouvelle édition, même les crochets qui le signalaient ont disparu. Ce lecteur est donc trompé car on lui fait croire que Paul a écrit quelque chose que Paul n’a pas dit. Ce n’est pas le protéger dans sa foi. C’est le priver du droit de lire le texte tel qu’il est, en toute confiance, car le texte sacré se suffit à lui-même …


La justification par le raisonnement circulaire

Pour défendre l’ajout de ‘autres’ en Colossiens 1.16, la TMN renvoie en note de bas de page à Luc 11.41 et 11.42 comme exemples comparables justifiant ce procédé. Les textes grecs originaux des deux versets ont été vérifiés dans l’interlinéaire :
En Luc 11.41, πάντα signifie ‘toutes choses’, sans restriction. En Luc 11.42, πῆν λάχανον signifie ‘toute herbe potagère’, sans restriction. Le mot ‘autres’ est absent des deux versets.
Le constat est sans appel. La TMN ajoute le mot ‘autres’ en Luc 11.41 et 11.42 sans aucune base dans le texte grec, puis cite ces deux mêmes versets falsifiés en note de Colossiens 1.16 pour légitimer l’ajout du même mot dans ce passage (la note écrit : ‘a“ toutes les [autres] ”, comme en Lc 11:41, 42.’). Le lecteur qui suit ce renvoi croit trouver une confirmation textuelle sérieuse. Il tombe en réalité sur deux autres falsifications.
Ce n’est pas une coïncidence ni une maladresse isolée. C’est un système trompeur voulu ! Chaque ajout en justifie un autre, aucun ne repose sur le texte grec réel. En traduction, on appelle cela un raisonnement circulaire. Dans le contexte d’une Bible présentée comme fidèle à l’original, on peut l’appeler par son nom : un mensonge documenté, vérifiable par quiconque dispose d’un interlinéaire grec. Et ce n’est pas un cas isolé, la même méthode se retrouve dans d’autres passages de la TMN, comme dans les articles connexes de cette même page du site …


Les orgueilleux qui manipulent la Bible n’ont aucun respect pour le Dieu Créateur Jéhovah, ni pour ses frères et sœurs qu’ils trompent …

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