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Comment comprendre l’obéissance selon Hébreux 13.7, 17 ?

Le Collège Central soumet le peuple par un mensonge sur la peur Divine …

Hébreux 13.7, 17 dit : ‘ Souvenez-vous de ceux qui vous dirigent, qui vous ont dit la parole de Dieu, et, en observant attentivement le résultat de leur conduite, imitez leur foi … Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez soumis, car ils veillent constamment sur vous, en hommes qui rendront compte …’.

Rappel important. En grec ancien, un verbe peut être conjugué à trois ‘voix ’.

Active : le sujet fait l’action (ex. ‘ je persuade ’).

Passive : le sujet subit l’action (ex. ‘ je suis persuadé ’).

Moyenne : le sujet agit pour lui‑même, il participe à l’action tout en en recevant l’effet.

Dans Hébreux 13.17, le verbe obéir, πείθεσθε (peithesthe), est à la voix moyenne. Cela signifie : ‘ laissez‑vous persuader, acceptez volontairement d’être convaincus ’. Ce n’est pas une contrainte extérieure, mais une adhésion personnelle et réfléchie.

Origine grecque : Le verbe peithō signifie ‘ persuader, convaincre ’.
À la forme moyenne (peithesthe), il prend le sens de ‘se laisser persuader, se fier à, se rendre docile par conviction ’.
Ce n’est pas l’idée d’une soumission mécanique, mais d’une adhésion volontaire née de la persuasion.
Le Collège Central connaît cette nuance mais choisit de présenter le texte comme une soumission absolue, sous peine de désapprobation Divine.

Sens culturel (hellénistique) : obéissance par conviction réfléchie, non par contrainte. Dans la culture grecque, peithō est lié à la persuasion rationnelle (on pense à la déesse Peitho, personnification de la persuasion).
Le mot n’évoque pas une obéissance militaire ou mécanique, mais une persuasion rationnelle et volontaire.

Dans le monde grec, obéir signifiait se laisser convaincre par des arguments ou des exemples, pas se soumettre aveuglément.
Les chrétiens sont invités à écouter, réfléchir et se laisser convaincre par la Parole transmise par leurs conducteurs.
L’obéissance est donc active et consciente, fondée sur la confiance en Dieu et sur l’exemple des responsables fidèles.
Elle n’exclut pas le jugement personnel : si un conducteur s’écarte de la vérité, l’obéissance ne s’applique pas car il faut obéir à Dieu (Actes 5:29).

Pour montrer que l’obéissance biblique est réfléchie et vérifiée, réfléchissez aux versets bibliques suivants, dans leurs contextes  :

Hébreux 13.7 déjà cité, montre que notre volonté d’obéir est conditionnée à l’observation attentive et aux résultats de la conduite de quelqu’un. Ici, il s’agit de constater les nombreux mensonges et erreurs de l’EFA. Cela n’incite pas à obéir avec notre raison. Seule une obéissance par la contrainte pourrait se faire et elle serait nuisible pour notre foi et notre vie.

Actes 17.11. Les Béréens examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Même face à l’apôtre Paul, ils n’ont pas cru sur parole par obligation morale. Ils ont vérifié. C’est l’exemple parfait d’une obéissance éclairée.

Actes 5.29. Pierre et les apôtres déclarent obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. L’obéissance n’est jamais aveugle : elle est conditionnée par la fidélité à Dieu d’abord.

Galates 1.8‑9. Paul avertit  que si quelqu’un nous annonce un autre évangile, qu’il soit maudit. Même un apôtre n’était pas au‑dessus de la vérification.

1 Thessaloniciens 5.21 nous dit de vérifier toutes choses et de restez attachés à ce qui est excellent. L’attitude chrétienne est critique et réfléchie, pas passive.

1 Jean 4.1 nous dit de mettre à l’épreuve les déclarations inspirées pour voir si elles viennent de Dieu. Là encore, il s’agit de tester, pas de suivre aveuglément.
Vous pouvez en savoir plus dans les ‘interprétations erronées’.

Matthieu 4.1-11. Dans les tentations au désert, le diable cite lui-même l’Écriture à deux reprises, et Jésus répond chaque fois par ‘Il est écrit’ (Matthieu 4.1‑11 ; Luc 4.1‑13). Cela montre que l’enjeu n’est pas de citer la Bible, mais de l’interpréter correctement, dans son contexte, en fidélité à Dieu.
Voyez particulièrement la tentation où Satan cite le Psaume 91 pour inciter Jésus à se jeter du haut du temple. Mais Jésus comprend le piège et apporte une réponse plus adaptée à la situation en ne voulant pas tenter Dieu au-delà du raisonnable.
Même une citation vraie peut être utilisée à mauvais escient, hors de son contexte ! La bonne réponse s’appuie sur l’ensemble de l’Écriture, avec une compréhension profonde et équilibrée.

Ainsi, l’obéissance chrétienne est persuadée par la vérité, pas par la soumission mécanique ou une confiance aveugle, surtout venant d’humains pécheurs.

Notez bien que l’EFA apostat cache cette explication alors qu’il est censé connaître les mots grecs puisqu’il prétend avoir traduit la Bible en publiant la Traduction du Monde Nouveau.

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